Certes, la laine s’est mouillée le long du parcours. La météo pluvieuse n’a pas favorisé la participation en masse de randonneurs pour suivre le troupeau de brebis entre Espédaillac, dans le Lot, et les monts du Cantal. Mais les plus fidèles étaient bien là. Parmi eux, des camping-caristes qui n’ont manqué aucune des cinq éditions de la Transhumance ; ou encore ceux qui ont réalisé tout le parcours de 180 km à pieds, à l’image d’Alain Rochefort qui, bénévolement, a aidé à conduire le troupeau ; c’est aussi, naturellement le cas du berger, David Roux, qui, maintenant, prend ses quartiers d’été au Lioran, où les brebis vont paître pendant trois mois.
Gagnant/gagnant
Près de 800 brebis cette année vont en effet se nourrir de l’herbe fraîche des pistes de ski, vertes durant la saison estivale, participant ainsi à un entretien naturel... et sécuritaire. La tonte rase limitant les risques d’avalanches pour l’hiver. Un principe gagnant/gagnant, puisque pendant que les animaux prennent le grand air, leurs éleveurs limitent leur chargement et gagnent du temps pour préparer les stocks de fourrage sur leurs exploitations. En outre, la manifestation revendique un volet touristique, grâce notamment aux fêtes qui ponctuent les étapes et bien sûr l’arrivée de ce dimanche 12 juin.
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