Tomates : Prince de Bretagne segmente

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Prince de Bretagne a effectué un gros travail de segmentation de sa gamme « tomate » qui se voit enrichie, cette année, de plusieurs nouveautés.

La marque régionale du comité de bassin breton en fruits et légumes, le Cerafel ne cache plus ses ambitions dans l’univers de la tomate. « De 5 % de petits segments sur une offre de 85 000 tonnes environ, nous visons les 10 % dès cette année », a commenté Emmanuel Descloux, nouveau directeur de prince de Bretagne.

Ces petits segments, ce sont les tomates de niche, petites tomates vendues en grappes ou en vrac aux appellations diverses et aux conditionnements variés, ou des variétés anciennes qui retrouvent des aficionados grâce à leur goût plus marqué. « Les distributeurs nous demandaient souvent : mais pourquoi sur un camion complet ne glissez-vous pas une ou deux palettes de petits segments ? », rappelle Emmanuel Descloux. Jusqu’à présent, Prince de Bretagne réalisait l’ensemble de ses volumes à 25 % en vrac, 70 % en grappes et 5 % en petits segments. Après consultation de la section tomates de Prince de Bretagne (140 serristes répartis entre deux organisations de producteurs, Sica Saint-Pol dans le Finistère et UCPT dans les Côtes d’Armor), certains producteurs ont accepté d’agrandir les surfaces consacrées au petits segments, ou simplement d’y entrer.

Mais pas sans y réfléchir à deux fois, car les hausses successives de la facture énergétique incitent les serristes à plutôt faire le dos rond. « Produire des petits segments oblige d’employer plus de monde qu’en production classique », souligne Christian Coaténéa, producteur de tomates à Plougonvelin (Finistère), et président de la cellule innovation chez Prince de Bretagne, qui a fait le choix des variétés.

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La nouvelle offre de Prince de Bretagne s’adresse à deux marchés, la grande distribution et les grossistes. Pour les GMS, Prince de Bretagne a mis l’accent sur des variétés gustatives, généralement conditionnées en flow-packs ou sachets saveur de 125 et 250 g qui favorisent le snacking. De la sorte, les fruits sont mieux protégés et mieux valorisés en termes de prix, et Prince de Bretagne renforce sa présence commerciale en rayon.

Dans une grande distribution amenée à restreindre la place réservée aux marques, « Prince de Bretagne » veut renforcer ses positions. « Nous avons même proposé à quelques enseignes de remplacer les confiseries en caisse par des sachets de tomates », confie Emmanuel Descloux. Selon lui, cette proposition serait à l’étude. Autre marché visé, les grossistes qui alimentent les commerces en fruits et légumes spécialisés.

Prince de Bretagne leur réserve, en plus des petites tomates vrac ou grappes, des cageots « saveurs d’antan » dans lesquels sont mélangées des variétés anciennes, grosses, côtelées et appétissantes.

Sur un marché qui progresse très légèrement en France (600 000 tonnes produites dont 180 000 tonnes en Bretagne), pour une consommation par an et par habitant de 14 kilos, Prince de Bretagne fait le pari de se développer en gagnant des parts de marché. Cette stratégie vise aussi à développer le chiffre d’affaires de ses adhérents.

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