La Sonito, société nationale interprofessionnelle de la tomate destinée à la transformation, s’est réunie en assemblée générale le 12 juin à Avignon en audio conférence afin de déterminer les surfaces à planter en 2020. Les plantations de tomates de plein champ destinées à la transformation ont commencé le 26 mars dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, à l’est de Lyon, en Nord Isère, vallée du Rhône et Camargue. Elles perdurent dans le sud-ouest de la France. Malgré un climat défavorable dans le Sud-Ouest en mai et juin dû aux fortes pluies, la Sonito s’attend à une production de 155 000 t sur une surface totale plantée de 2 150-2 200 ha (dont 850 à 870 ha dans le Sud-Ouest). « Pour l’instant, les plantations sont saines. Les prévisions en surface et en volume sont stables par rapport à 2019 où on avait cultivé sur 2 219 ha plein champ de la tomate d’industrie pour un volume similaire (153 000 t) », annonce Robert Giovinazzo, responsable technique à la Sonito.
Le bio monte en puissance
Le bio monte en puissance surtout dans le Sud-Ouest avec 25 % des surfaces (13 % dans le Sud-Est). En cinq ans, le bio est passé de 4 % de la surface nationale plantée à 17 % en 2019-2020, soit 360 ha.
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L’interprofession regroupe quatre organisations de producteurs, 175 exploitations, une dizaine d’industriels et de transformateurs, une usine à Tarascon (Le Panier Provençal, 70 000 t), mais la France n’a pas l’outil industriel suffisant pour satisfaire les besoins de la consommation nationale estimés à 1,350 Mt.
Les stocks ont été au cœur des échanges ainsi que le local et les circuits courts. « Les stocks ont été vidés en Italie et en Espagne pendant la crise sanitaire. On prévoit une forte demande en 2021 en produits transformés dans nos pays européens. Il y aura certainement une hausse des surfaces dans ces pays. Nous mettons en avant la tomate française plein champ et la démarche locale », conclut Robert Giovinazzo.
En cinq ans, le bio est passé de 4 % de la surface nationale plantée à 17 % en 2019-2020, soit 360 ha.