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Après avoir piqué du nez la semaine précédente, les cours du blé tendre se sont quelque peu ressaisis cette huitaine, mais sans retrouver leurs niveaux d’il y a quinze jours. Cette reprise est à mettre sur le compte du résultat de l’appel d’offre égyptien qui s’est soldé par un achat de 240.000 t de blé français… à la barbe des Australiens dont les prix affichés se sont avérés supérieurs aux propositions européennes. Mais les opérateurs restent sur leurs gardes : il faudra encore nombre d’affaires de ce tonnage pour réussir à atteindre les objectifs à l’exportation formulés par l’Onic. Mais Bruxelles, qui a refusé pour la deuxième semaine consécutive toutes les offres présentées en blé tendre, ne facilite pas leur tâche. De quoi démoraliser les plus optimistes, dans un marché déjà durement touché par les conséquences de la grippe aviaire. Le développement de l’épizootie, qui a infesté un premier élevage de volailles dans l’Ain la semaine dernière, risque d’en être qu’à ses prémices sur le sol français, avec les lourdes conséquences déjà palpables sur tous les maillons de la filière avicole…
Il va sans dire que les fabricants d’aliments pour animaux ne sont guère aux achats en ce moment. Selon la formule d’un courtier : «Le marché vit sa vie en fonction de la demande portuaire et des besoins de la meunerie, lorsque ces derniers se manifestent.» Par rapport à notre précédent point commercial, le portuaire est mieux orienté , l’intérieur irrégulier selon les régions, la dominante étant plutôt étale. On observe un net regain d’intérêt sur la nouvelle récolte, suite au gel en Ukraine et à la sécheresse dans le sud des Etats Unis.
On notera que les offres françaises à l’intervention ont progressé, pour atteindre au 27 février 281.942 t de céréales (contre 255.557 t au 20 février), dont 225.902 t de blé tendre (202.317 t) et 56.040 t d’orge (53.240 t). On compte en blé tendre, 183.852 t en région Onic d’Orléans (169.467 t), 35.450 t à Dijon (32.850 t), 6.600 t à Châlons-en-Champagne, et en orge 31.950 t à Châlons-en-Champagne (31.950 t), 11.150 t à Orléans (11.150 t), 8.200 t à Dijon (5.400 t) et 4.740 t à Nancy (4.740 t).
Au niveau européen, les offres à l’intervention ont aussi enregistré une progression. Au 19 février, elles représentaient, toutes céréales confondues, 7,61 Mt (contre 7,52 au 12 février), dont 2,84 Mt de blé (2,80 Mt), 3,31 Mt de maïs (3,31) et 1,45 Mt d’orge (1,41 Mt). La Hongrie reste toujours loin devant avec 3,79 Mt, suivie par l’Allemagne (1,38 Mt), la Pologne (787.250 t), la Slovaquie (495.150 t) et la République tchèque (459.150 t).
Mais où sont les acheteurs ? C’est le leitmotiv des opérateurs, qui s’inquiètent devant un marché qui s’enfonce dans l’inactivité et la médiocrité.
L’orge de mouture manque de ressort sur un marché qui, consèquence de la grippe aviaire, a le moral dans les chaussettes. Les cours ont du mal à résister.
Le marché français reste lourd, les malteurs restent en période d’observation et les vendeurs éprouvent des difficultés persistantes pour placer la marchandise (taux de protéine, germination, etc.) Si les cours se maintiennent tant bien que mal, cela ne doit pas dissimuler la faiblesse des transactions.
Le marché du maïs subit naturellement de plein fouet les conséquences dé-sastreuses du développement de la grippe aviaire en France. Les volaillers restreignent au maximum les mises en place, avec toutes les consèquences que l’on imagine pour les fab. Les prix décrochent.
La baisse des prix s’est poursuivie sans pour autant entraîner de regain d’activité. Seule la région Marne/Aisne enregistre quelques affaires mais les volumes restent faibles. Partout ailleurs, les prix sont stables à baissiers et les opérateurs confirment l’absence de demande. En féveroles, la demande demeure égale à celle de la semaine précédente, c’est à dire, inexistante. Les prix sont reconduits.
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Les prix des graines de colza répercutent plus ou moins les dernières évolutions du marché de la protéine à Chicago et observent ainsi une légère fermeté. Toutefois, l’activité est toujours au plus bas. Très peu d’affaires sont constatées. En tournesol, la situation est pire encore, avec un marché totalement déserté par les acheteurs.
Avec un marché de la protéine à Chicago baissier, les prix des tourteaux de soja sont descendus à des niveaux interressants. Toutefois, la crise de la grippe aviaire s’intensifiant, les achats sont rares d’autant que les Fab attendent une nouvelle baisse des prix. En tourteaux de colza, la repli des cours a permis quelques échanges sur toutes les périodes. En tournesol, en revanche, le marché est arrêté.
Comme la semaine passée, les quelques échanges constatés sur le marché des déshydratés ne concernent que des compléments en luzernes. Les pulpes de betteraves n’attirent aucun acheteur. On commence à s’interroger sur la nouvelle campagne.
Le contexte n’a guère évolué depuis la semaine passée. Les quelques demandes se heurtent à l’absence d’offre. Toutefois, les cotations semblent atteindre des niveaux de prix plafond.
Le marché s’anime de quelques reventes. Les affaires se limitent au spot.
L’activité est surtout portée par les échanges de pois chiches indiens. Les prix des haricots sont fermes, suivant le manque d’offre, tandis que les lentilles canadiennes sont en repli.
Le marché évolue peu depuis notre dernière édition. Les prix sont reconduits pour une activité assez moyenne et freinée par la grippe aviaire qui inquiète la profession.
Seules les cotations de ray-grass d’Italie évoluent. Elles perdent 2 euros, en diplo comme en tétraploïdes. Des affaires ont été constatées à ces niveaux de prix. Le marché est peu actif. Les opérateurs attendent la reprise d’activité de printemps, qui tarde compte tenu des températures encore fraîches.
Les prix restent inchangés dans un marché léthargique. Les opérateurs se plaignent de prix trop bas, insuffisants pour couvrir les charges. Peu d’affaires sont rapportées et l’offre est importante pour des besoins limités. En foin de Crau, on note un repli des prix et une activité faible.
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