L’année 2024, très compliquée pour le monde agricole, se termine dans une nouvelle période d’incertitude, politique notamment. Et ce à quelques jours du lancement des élections aux Chambres d’agriculture. L’occasion de relire des interviewes réalisées par Reussir.fr des représentants nationaux des quatre principaux syndicats agricoles (FNSEA, JA, Coordination rurale et Confédération paysanne) à l’hiver et au printemps dernier. Le tout complété par un éclairage de François Purseigle, professeur des universités en sociologie à AgroToulouse.
Le président de la FNSEA a accepté de nous recevoir en février dernier plus de deux heures sur sa ferme de Trocy-en-Multien, en Seine-et-Marne. Arnaud Rousseau a répondu sur les sujets faisant le plus l’objet de critiques et expliqué comment il exerce son métier d’agriculteur tout en assumant ses différentes fonctions. Et ce après plusieurs semaines de forte mobilisation agricole.
Laurence Marandola, porte-parole de la Confédération paysanne, a accepté de nous recevoir en avril plus de deux heures sur sa ferme en Ariège à 900 mètres d’altitude. Elle nous a présenté son exploitation basée sur trois ateliers diversifiés (élevage de lamas, pommes et plantes aromatiques et médicinales), et expliqué comment elle exerce son métier et son mandat national syndical tout en revenant sur la crise agricole et son traitement par les médias et le gouvernement.
Arnaud Gaillot, alors président desJeunes agriculteurs, nous a reçu mi-mai sur son exploitation laitière à Bouclans dans le Doubs, le 13 mai. A quelques jours de passer la main à Pierrick Horel il s’est prêté au jeu des questions-réponses franches.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Véronique Le Floc’h, président de la Coordination rurale, nous a ouvert les portes de son exploitation laitière à Elliant dans le sud du Finistère, le 16 mai. Elle est revenue sur son parcours, les positions de la Coordination rurale et expliquait alors pourquoi selon elle la mobilisation agricole n’était pas terminée.
Quelles sont les principales raisons qui poussent les agriculteurs à manifester leur mécontentement ? Qu’attendent-ils notamment de l’Europe et, plus largement, des politiques ? Autant de questions qu’une enquête menée par François Purseigle, professeur des universités en sociologie à AgroToulouse, avec Pierre-Henri Bono, économètre au Cevipof-Sciences Po, avec le groupe Réussir tente d’éclairer. Une interview instructive après cette année forte sur le plan de la mobilisation agricole.