Sortie de crise pour le groupe Cecab, qui se rebaptise Groupe d'aucy

- - 3 min
> À gauche le président Serge Le Bartz et à droite le directeur général Alain Perrin, du Groupe d'aucy.

L'entreprise renoue avec les bénéfices après trois années de restructuration douloureuse de son secteur abattage-découpe de porcs (Gad SAS). Et elle change de nom.

Le groupe Cecab (basé à Theix, 56) a réalisé en 2014 un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros (16 % à l'exportation), en recul de 21 %. Une chute d'activité brutale qui s'explique par trois raisons : la fermeture de l'abattoir de porcs Gad de Lampaul-Guimiliau survenue en 2013, suivie de la liquidation de la société Gad courant 2014 ; l'arrêt d'activité de production de petfood et la baisse de valeur des céréales. Pour autant, Gad a dégagé un résultat positif de 12,4 millions d'euros pour la première fois depuis 2011. Le résultat comprend l'ensemble des éléments exceptionnels liés à la restructuration de Gad. Le groupe morbihannais se situe désormais « dans une phase de transition », selon son directeur général Alain Perrin. Certes « convalescent », mais tout près de reprendre le chemin de la croissance.

“Des opérations de croissance externe envisagées à l'international

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Modèle économique et innovations

Son modèle économique ? Quatre métiers : les activités traditionnelles agricoles (28,7 % du chiffre d'affaires) : l'appertisé avec d'aucy long life (35 % du CA avec 524,5 millions d'euros de vente), la viande (28 % du CA avec 420,5 millions d'euros) et les œufs-snacking (12 % du CA avec 179,7 millions d'euros). Ce sont des « métiers d'excellence qui sont de réels atouts pour nos développements futurs », indique Serge Le Bartz, président du groupe Cecab. Le groupe propriétaire de la marque d'aucy a investi l'an passé 48 millions d'euros, aux trois quarts dans les usines d'aucy long life. Deux sites appertisés de taille moyenne ont été fermés en 2013 et leurs volumes transférés sur les usines restantes. Objectif ? Massifier les fabrications autour d'une capacité nominale de 100 000 t (le groupe a pro-duit 450” 000 t de légumes l'an passé) pour réduire ses coûts et restaurer ses marges.

Il entend maintenir ses positions en France – leader en légumes appertisés en GMS et RHD et numéro 2 en légumes surgelés en RHD – et envisage de se développer à l'international par « des opérations de croissance externe », selon Alain Perrin, pour pénétrer des marchés émergents en croissance. Le groupe morbihannais renforce déjà l'innovation dans toutes ses branches pour accélérer la sortie de crise. Il vient aussi de changer de nom. Groupe Cecab, c'est fini depuis le 19 juin. Il faut désormais parler de Groupe d'aucy. Franck Jourdain

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires