Quels sont les usages des outils numériques en agriculture ?

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piège connecté en verger Crédits : © RFL

Les outils numériques utilisés par les agriculteurs et conseillers ont été recensés et classifiés, ainsi que la manière dont ils sont employés.

Les outils numériques couramment utilisés par les agriculteurs et conseillers agricoles ont été classés en six catégories par les acteurs du projet Path2DEA. On retrouve ainsi les outils de communication (réseaux sociaux, cahiers de ferme) ; de gestion et de planification agricole (OAD, systèmes d’information sur la gestion agricole, bases de données en ligne) ; d’acquisition de données et de gestion des cultures (capteurs, stations météo, OAD) ; de production, pour agir et appliquer (automatisation, travail/production sur le terrain, guidage, modulation de dose) ; de gestion des ressources renouvelables (énergie, eau) ; de fabrication (peu fréquemment utilisés) : uniquement lorsque l’activité de transformation est réalisée directement dans les exploitations.

Sauvegarde et visualisation des données

« On est sur des usages principalement à l’échelle de la ferme ou de la parcelle, un peu moins à l’échelle de la transformation ou de l’agroécosystème », précise Clémence Monot, de Végépolys Valley. Les outils les plus utilisés sont les outils de sauvegarde et de visualisation des données ; les outils de conseil, d’accès à l’information, d’acquisition de données (météo, maladies et ravageurs) ; les outils d’aide à la décision, pour rassurer dans la prise de décision et réduire le degré d’incertitude des pratiques ; les outils de surveillance ; de communication/collaboration ; d’organisation du travail ; de formation (mentorat, programmes éducatifs) ; de marketing (par exemple pour communiquer avec les clients sur les méthodes de production) ; et enfin les outils d’analyse financière.

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Différentes barrières à l’adoption des solutions digitales dans les exploitations et chez les conseillers ont été identifiées. C’est ainsi le cas du manque d’infrastructures et de connectivité ; d’un manque de connaissances et d’informations sur les outils existants ; d’un coût d’investissement élevé avec un retour sur investissement incertain ; d’un manque de convivialité, d’utilité et/ou d’efficacité des outils, qui peuvent se révéler inadaptés au système en place.

« Il y a un gros travail à faire de la part des fournisseurs de solutions numériques pour proposer des outils simples, compréhensibles et adaptés à chaque système », résume Clémence Monod. Les utilisateurs ont relevé un risque de dépendance, « envers les fournisseurs ou les techniciens », certains mentionnant avoir « peur de ne plus être maître de [leurs] décisions ». Enfin, l’inquiétude sur la sécurité et la protection des données est aussi présente.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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