Les déchaumeurs à dents offrent un travail régulier avec des socs à patte d'oie ou des dents équipés d'ailettes. Crédits : © Horsch
Le cultivateur auto-animé impose plusieurs passages successifs pour un travail homogène. Crédits : © Bomford
Les charrues déchaumeuses offrent un compromis en travaillant par retournement sans enfouir la matière organique. Crédits : © Emmegiemme
Les scalpeurs à dents se démarquent avecleurs nombreuses roues de jauge et l’absence de rouleau. Crédits : © Grégoire Besson
Les déchaumeurs à disques indépendants imposent un travail assez profond. Crédits : © Amazone
Les fraises rotatives autorisent un scalpage très superficiel en un seul passage. Crédits : © Alpego

Outils à dents, à disques, animés, auto-animés… il existe tout une panoplie d’outils de travail du sol pour se passer de la charrue et du glyphosate, mais tous n’ont pas la même efficacité.

Dans la perspective d’une réduction de l’usage du labour et du glyphosate, les outils de travail du sol superficiel s’affichent comme l’alternative à mettre en œuvre pour détruire une prairie, que ce soit pour rénover une prairie permanente dégradée ou pour implanter une culture derrière une prairie temporaire. Il est possible de classer ces différents appareils en fonction de leur conception.

Les outils à disques

Largement répandue dans les fermes, la catégorie des outils à disques regroupe les vieillissants cover-crop (ou pulvériseurs à disques) et les déchaumeurs à disques indépendants plus appréciés pour leur polyvalence et leur capacité à travailler à vitesse élevée. Afin de bien déraciner toute la surface, il est conseillé de travailler avec des DDI dotés de disques de grand diamètre à une profondeur de 8-10 cm. Le travail de mélange puis de rappui opéré par ces outils équipés généralement d’un rouleau ne favorise pas le dessèchement des plantes en surface.

Les outils à dents

Équipés de dents à ailettes ou de socs patte d’oie garantissant un bon recouvrement entre dents, les cultivateurs à 2, 3 ou 4 rangées de dents produisent un scalpage homogène de toute la surface, à une profondeur légèrement inférieure à celle des outils à disques. Mais pour viser un travail très superficiel à moins de 5-6 cm, il faut se tourner vers appareils de dernière génération dédiés au scalpage, qui ont l’avantage d’offrir une meilleure maîtrise de la profondeur de travail. Ces outils peuvent être dépourvus de rouleau, mais embarquent à la place des rangées de herses peigne de manière à laisser les racines en surface. Certains scalpeurs se combinent avec un accessoire complémentaire à l’arrière, différents des habituelles rangées de peignes, comme un rouleau extirpateur. Le Kvick-Finn va encore plus loin avec son rotor animé à l’arrière de dents qui affine le travail et laisse l’herbe en surface.

Les fraises rotatives

Les nouvelles générations de fraises rotatives, conçues pour travailler à faible profondeur grâce à des roues de jauge permettant un bon suivi du sol, assurent un scalpage efficace et un très bon émiettement des mottes, donnant la possibilité de limiter le nombre de passages, contrairement aux outils non animés. Cet avantage peut compenser la plus faible vitesse d’avancement et la consommation plus élevée de carburant. Équipées d’un capot arrière réglable, elles donnent la possibilité de mélanger ou laisser les débris végétaux en surface. Les constructeurs proposent des lames à la forme adaptée (coudée à angle droit) pour la destruction des prairies en surface. Il faut aussi être vigilant sur la bonne corrélation entre la vitesse d’avancement et le régime de rotation du rotor, afin d’éviter les risques de lissage en conditions humides.

Le cultivateur auto-animé

L’outil rotatif Dyna-Drive de Bomford a la particularité d’être composé de deux rotors. Le premier, mis en mouvement par l’avancement du tracteur, entraîne le second à l’aide d’une transmission à chaîne procurant une vitesse de rotation trois fois plus rapide. Ce second rotor est doté de dents vrillées qui agissent par arrachage. Le mouvement du rotor est aussi favorable à l’émiettement. Cet outil impose toutefois une vitesse de travail importante (supérieure à 10 km/h) et impose généralement plusieurs passages successifs.

Quid de la charrue déchaumeuse

En travaillant à faible profondeur, une charrue déchaumeuse permet d’obtenir un résultat qui n’a plus vraiment l’aspect d’un sol labouré. La matière organique n’est plus enfouie et la vitesse travail peut approcher les 10 km/h. Toutefois, la conception de ces machines impose une profondeur minimale de 10-12 cm.

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Les 5 conditions de la réussite d’une destruction superficielle

Une intervention précoce

Un sol bien nivelé

Un réglage précis de la profondeur de travail

Un temps sec après le travail de l’outil

La multiplication des passages (à l’exception de la fraise)

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