Produits locaux et grand distribution une équation possible

- - 2 min
La distribution à l'heure du local, utopie ou réalité ? Tel était le thème de la webconférence organisée par l'Agence de l'alimentation Nouvelle-Aquitaine dans le cadre des Rencontres de l'Alimentation. Crédits : © JC Gutner/Illustration

Depuis plusieurs années, les produits locaux ont les faveurs du consommateur. Une tendance qui s'est accrue durant les confinements de l'année 2020. Dans le même temps, de nombreux consommateurs ont un budget contraint et les producteurs peinent à être rémunérés malgré la loi Égalim. Pour sa dernière conférence en ligne, l'AANA a réuni la production, la fabrication et la distribution autour d'Érik Orsenna, auteur élu à l'Académie française. Avec une question centrale : 70 % des achats alimentaires des Français se faisant en grande distribution, comment favoriser la présence des produits locaux ? D'emblée, Laurent Dulau, président de l'association régionale des industries alimentaires (Aria) de Nouvelle-Aquitaine pose plusieurs constats partagés par tous. S'il est impératif de mieux rémunérer les producteurs, la recherche de prix toujours plus bas est une réalité. Pourtant « des études montrent que le public est capable de payer 10 à 15 % de plus pour un produit tracé et de qualité, il faut donc changer de paradigme », souligne le directeur de l'Aria. Pour Yannick Ferronnato, sociétaire paysan à Biocoop, « il faut faire comprendre au consommateur que le produit n'est pas qu'un prix. L'agriculture de demain n'existera que si le producteur est rémunéré correctement ». L'ensemble des participants au débat se sont accordés sur ce point et sur l'absence de résultats probants de la loi Égalim 1 : « le retour de valeur au producteur promis dans la loi n'est pas au rendez-vous », souligne Philippe Goetzman, consultant en consommation

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

grande distribution
Suivi
Suivre
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires