Afin d'apprendre à utiliser des méthodes alternatives (prévention, phytothérapie, homéopathie), sur leurs troupeaux, une douzaine d'éleveurs, des Pra Dore-Bois Noirs et Livradois-Forez, ont opté pour un stage sur deux jours (voir encadré)).
Une demande des agriculteurs
Cette formation procède d'une demande d'agriculteurs auprès de leurs Pra.
En témoigne Dominique Boithias, qui transforme une partie de sa production en fourme d'Ambert, vendue au marché d'Ambert et sur son exploitation. Il raconte avoir sollicité les services de la Chambre d'agriculture, "pour avoir des pistes de réflexions, afin de mieux connaître les techniques alternatives qui s'offrent à nous aujourd'hui." Il explique avoir recours depuis quelques temps déjà à ces pratiques, mais qu'il souhaitait "avoir davantage d'informations, via une formation."
Les stagiaires, éleveurs laitiers et allaitants, ont relevé : " au point de vue santé des animaux, on doit aujourd'hui procéder autrement ; c'est bien de se former à d'autres techniques, d'apprendre d'autres méthodes..." Et ce pour les bovins mais aussi pour les chèvres. En effet les questions de Sabine Tholonias, qui élève des bovins et des chèvres, a permis de constater que ce qui convient aux bovins, va aussi pour les caprins (notamment en divisant les doses).
Comprendre et mettre en pratique
Gilles Grosmond, docteur vétérinaire, dispense depuis de nombreuses années cette formation, en France et à l'étranger. Il explique que le but est de "comprendre les mécanismes de défense des animaux, de construire des techniques d'élevage qui les optimisent. Au-delà des impératifs économiques, il s'agit de prendre en compte la santé animale et le bien être des animaux."
Devant des stagiaires très à l'écoute (ils ont pris beaucoup de notes ! voir photo), il a exposé, entre autre, les mécanismes généraux de l'immunité et l'influence des techniques d'élevage, la gestion de ces mécanismes par des solutions préventives et curatives, le tarissement sans antibiotique, les pathologies du veau...
Il souligne la capacité des éleveurs à s'adapter à de nouvelles techniques, en matière de con-duite sanitaire des animaux : "ils n'ont pas d'a priori, restent attentifs et curieux à ce qu'on leur explique, posent des questions."
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