Dans son dernier tableau de bord de suivi des prairies par le modèle ISOP, Agreste note une nette dégradation de la situation au 31 août 2026, avec une pousse cumulée de 37 % inférieure à la normale.
« L’herbe ne pousse quasiment nulle part et le déficit de production continue de se creuser sur la quasi-totalité du territoire », conclut Agreste dans sa note intermédiaire de suivi des prairies publiée le 8 septembre 2026.
Le service statistique du ministère de l’Agriculture pointe « une nette dégradation » de la situation au 31 août. Et pour cause, à cette date, la pousse cumulée des prairies permanentes, calculée à partir du modèle Isop, est inférieure de 37 % à celle observée à la même date de la période de référence 1989-2018 (normale). Les quelques pluies localisées fin août n’ont pas compensé les canicules et lemanque de précipitations persistants depuis le printemps.
Au 31 août 2026, seulement 52 % de la pousse annuelle de référence est réalisée
Ce déficit de pousse de l’herbe touche l’ensemble du territoire avec des indices de rendement les plus faibles en Bourgogne Franche-Comté (57 % de la pousse par rapport à la période de référence), dans le Grand Est (57 %) et en Nouvelle Aquitaine58 %). Seule la région PACA n’est pas en déficit.
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À l’échelle du territoire métropolitain, seulement 51,8 % de la pousse annuelle de référence attendue est réalisée, contre 82,2 % en moyenne sur la période 1989-2018.
Pourcentage de la pousse de référence annuelle réalisée au 31 août 2026