Pourquoi commercialiser ses fromages de chèvre auprès de crémiers-fromagers ?

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"Avec une place des fromages de chèvre en augmentation dans nos vitrines, il y a un vrai potentiel !" affirme Claude Maret, président de la Fédération des fromagers de France Crédits : © B. Morel

« Nous faisons le constat qu’il est aujourd’hui assez rare qu’un fromager fermier fasse de la prospection auprès des crémiers-fromagers de sa région. Pourtant, nous avons besoin les uns des autres et les crémiers-fromagers sont en demande de ce lien.

Aujourd’hui, en France, on compte près de 3 300 crémiers-fromagers, répartis de façon équilibrée entre magasins et activité sur les marchés. Nous avons un rythme de création d’entreprise élevé : 260 en 2020 ! C’est un réseau dense de commercialisation, il ne faut pas que les producteurs fermiers hésitent à s’en rapprocher pour commercialiser leurs fromages. Avec une place des fromages de chèvre en augmentation dans nos vitrines, il y a un vrai potentiel !

Depuis quelques années maintenant notre métier a évolué vers plus de conseil, avec une demande forte des consommateurs sur les qualités gustatives des fromages, mais pas seulement : leur origine, le mode d’élevage… Ils veulent plus de local aussi. Ce qui nous amène parfois à craindre pour la disponibilité en fromages, notamment locaux. Pour cela, la relation producteurs–crémiers fromagers est indispensable.

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Pour un fromager fermier, l’expérience du crémier-fromager est un plus : mon fromage est-il adapté à la clientèle visée ? Sa forme lui permet-elle de se démarquer ? Sur toutes ces questions, le crémier fromager peut apporter son expertise au producteur. L’objectif est de se distinguer et de créer de la valeur. La relation entre un crémier-fromager et les producteurs est avant tout centrée sur les fromages, leurs qualités : le produit d’abord, et seulement après le prix. Ce dernier aspect a son importance et pour les producteurs, il est important de bien calculer leur prix de revient pour proposer un prix correspondant au travail fourni.

Enfin, dernier atout, la clientèle des crémiers-fromagers est plus compréhensive sur la disponibilité saisonnière des fromages de chèvre grâce aux conseils et explications apportées par le crémier-fromager. »

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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