L214 dévoile des images filmées dans un élevage porcin à Penguily, dans les Côtes d’Armor, fournisseur de la marque Le Cochonde Bretagne. On peut y voir des cadavres de porcelets laissés en place, des animaux qui manqueraient d’eau ou de soins, selon les dires des militants, qui dénoncent aussi des pratiques illégales comme le meulage des dents et légales comme le maintien des truies en cage.
Le Pig Minimum Standards, pour prendre en compte les besoins comportementaux des porcs
Depuis de longues années, en poulet de chair, L214 promeut l’ECC (European Chicken Commitment), en faisant pression sur des entreprises, parfois avec succès, parfois sans. L’association antispéciste semble adopter la même politique pour le porc, en lançant une pétition pour demander à Cochon de Bretagne de s’engager à respecter d’ici 2030 les critères du Pig Minimum Standards, “Cette demande est également adressée à la grande distribution, aux grandes marques, aux chaînes de restauration et aux coopératives”, peut-on lire dans le communiqué.
[Mise à jour 26 janvier 2023] Aucun manquement selon la préfecture
La diffusion de la vidéo de L214 a incité la direction départementale de la protection des populations à opérer à un "contrôle inopiné" dans l'élevage ciblé par l'association afin de confirmer ou d'infirmer ses dires.
La préfecture des Côtes d'Armor indique dans un communiqué qu'il "n'apparaît pas que les conditions d'élevage mises en oeuvre soient susceptibles de constituer des manquements graves au respect du bien-être animal et aux règles applicables aux élevages de porcs".
"Des non conformités" ont néanmoins été relevées mais "seront rapidement régularisées par l'éleveur". La préfecture rappelle également que "l'intrusion dans un élevage est une pratique illégale qui présente des risques pour la sécurité des personnes et la biosécurité de l'élevage".