Porc : la FNP tente une réorganisation de l’offre

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« Au moins 60 % des porcs du Grand Ouest doivent être regroupés au sein d’associations d’organisations de producteurs », a soutenu hier en conférence de presse le président de la Fédération nationale porcine (FNP) Jean-Michel Serres. « L’opération doit s’effectuer avec transfert de propriété, a-t-il insisté. On veut aussi obliger les abatteurs à aller au Marché du porc breton au lieu de s’approvisionner directement en élevage. » La semaine prochaine, le président de la FNP ira défendre cette position dans chaque département. Son objectif est d’arriver à une meilleure maîtrise de l’offre porcine. « Il n’y a pas de réelle confrontation entre acheteurs au cadran de Plérin, a-t-il expliqué. Les cochons sont pré affectés. Résultat, les producteurs sont moins bien payés. » Autre annonce, celle de l’officialisation au prochain salon de l’agriculture d’une marque pour le porc français. Le projet est mené par la FNP et Coop de France, avec les distributeurs, mais sans le soutien des industriels de la Fict. Un budget de communication doit lui être consacré pour mieux affronter la concurrence étrangère. Jean-Michel Serres a une nouvelle fois déploré des distorsions avec d’autres pays, principalement l’Allemagne, où les coûts de main d’œuvre sont plus faibles, entraînant un différentiel de 8 €/porc abattu.

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