Quels impacts pourraient avoir les installations électriques (antennes téléphoniques, ligne à haute tension ou très haute tension, transformateur électrique, parc photovoltaïque ou éoliennes) sur les élevages ? Par l’intermédiaire du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) le ministère de l’Agriculture lance cet été une enquête auprès des éleveurs pour « tenter d’identifier, si elles existent, des corrélations entre des difficultés qui pourraient être observées en élevage et la présence d’installations électriques ».
Ce n'est qu'en récoltant le maximum de données de terrain qu'on pourra contribuer à la recherche sur le phénomène
« Ce n’est qu’en récoltant le maximum de données de terrain qu’on pourra contribuer à la recherche sur le phénomène et comprendre enfin si les baisses de production et les troubles constatées sur nos élevages peuvent être corrélées à la proximité des ouvrages électriques et des antennes relais », écrit le syndicat minoritaire agricole le 11 août sur son site.
Cette étude est accueillie avec prudence par les syndicats et éleveurs en Haute-Loire, rapporte France 3 Auvergne Rhône-Alpes qui cite Anne Rogue, directrice de la FDSEA du département, et l’éleveur Frédéric Salgues, qui dénonce depuis plusieurs années les conséquences de l’installation d’une antenne 4G sur son troupeau.
Les exploitations situées à moins de 2 km d’installation électriques concernées
Accueillie avec circonspection par des éleveurs, l’étude concerne les exploitations situées à moins de 2 km d’installations électriques et est organisation autour de quatre thématiques : localisation du lieu d’élevage des animaux, type de production, perturbations observées et caractéristiques des bâtiments d’élevages.