La toute nouvelle méthode PALIER de l'Ademe est téléchargeable gratuitement sur inscription. Crédits : © Ademe

L’Agence de la transition écologique (Ademe) vient de publier la méthode PALIER, un outil d’accompagnement pour aider les agriculteurs à renforcer la qualité technique, agricole et socio-économique de leurs projets agrivoltaïques.

A l’occasion des Assises de la Transition énergétique fin juin 2026, l’Ademe a publié la méthode PALIER, un outil d’accompagnement pour aider les agriculteurs et les développeurs à renforcer la qualité technique, agricole et socio-économique de leurs projets agrivoltaïques. 

Une méthode élaborée par l’Ademe qui a identifié en 2024 plus de 1 600 projets photovoltaïques sur foncier agricole dans cinq régions française. 

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Un référentiel de bonnes pratiques

Cette méthode, coconstruite avec les acteurs de la filière, propose une démarche volontaire et progressive, fondée sur un référentiel de bonnes pratiques. L’Ademe précise qu’elle ne se substitue pas aux procédures administratives et ne constitue pas un outil d’instruction destiné aux services de l’État ou aux CDPenaf. « Elle n’a ni vocation à évaluer, ni à noter les projets, mais à documenter et rendre transparents les engagements des porteurs qui le souhaitent, pour en faciliter les échanges et la compréhension par les parties prenantes » explique-t-elle. Les résultats ne garantissent pas l’obtention d’autorisations d'urbanisme.

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Quelles sont les 6 thématiques clés ?

Structurée en 4 niveaux, la méthode permet de situer chaque projet et d’identifier ses marges d’amélioration : le niveau « conforme » recense les pratiques obligatoires pour garantir le respect du cadre légal et réglementaire. Les niveaux « engagé, « robuste » et « exemplaires »proposent un catalogue de bonnes pratiques complémentaires. La méthode adopte une vision systémique des projets et s’articule autour de 6 thématiques clés :

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  1. La vocation agricole : placer le projet au service de l’exploitation.
  2. Les services et synergies agricoles :créer un bénéfice agricole réel.
  3. La production agricole : sécuriser les rendements et les cultures.
  4. Le modèle économique et le partage des responsabilités : structurer un cadre économique stable et définir clairement les rôles de chaque acteur.
  5. Les enjeux environnementaux et les pratiques agricoles : prendre en compte la biodiversité et favoriser des pratiques agricoles durables.
  6. L’ancrage territorial : inscrire le projet dans une dynamique locale et sociale forte.

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Quelles sont les 4 étapes de la démarche interactive ? 

De l’exploration à la restitution, l’outil propose une démarche interactive en 4 étapes.

  • Simulation : en amont de l’analyse technique, un module de simulation permet de tester des scénarios et d’identifier les combinaisons de bonnes pratiques les plus adaptées au contexte du projet.
  • Analyse et documentation : l’outil guide ensuite l’agriculteur et le développeur pour approfondir chaque thématique, permettant de documenter les engagements de manière rigoureuse et de transformer l’intention en réalité technique. Cette étape ne remplace pas les contrôles réglementaires mais permet aux porteurs de projet de renforcer la transparence de leurs engagements.
  • Objectivation : une clé d’objectivation permet de mesurer la solidité des preuves apportées (documents, études, contrats) pour chaque engagement, en distinguant les pratiques déclarées de celles qui sont justifiées, voire démontrées.
  • Restitution : le bilan du projet est présenté sous forme d’indicateurs graphiques synthétiques destinés à faciliter les échanges avec les parties prenantes, sans valeur réglementaire.

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Comment obtenir la méthode PALIER ?

PALIER est une méthode qui a pour vocation d’évoluer. Après plus de deux ans de travail collaboratif et de tests terrain, sa version 1.0 de juin 2026 marque une première étape. Téléchargeable gratuitement sur inscription, elle pourra être testée et améliorée grâce aux retours d’expérience de sa communauté d’utilisateurs.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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