C’est ce lundi 12 avril que le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, devait donner le coup d’envoi au chantier de la réforme de la politique agricole commune, qui doit entrer en application en 2014. On se souvient que cette échéance a été fixée en 2002, après l’accord historique entre Chirac et Schroeder, accord aboutissant à la sanctuarisation du budget de la Pac de 2002 à 2013. Aujourd’hui, l’Europe compte désormais 27 Etats membres et la crise financière est passée par là. La tentation sera grande d’attaquer cette réforme uniquement par son angle budgétaire. « On défend la politique agricole pour l’idée qu’on se fait de l’Europe » répond le député (PS) européen Stéphane Le Foll devant les participants à l’AG de Felcoop (lire dans Vie de la Filière « On défend la politique agricole pour l’idée qu’on se fait de l’Europe »). L’Europe doit favoriser « les politiques alimentaires », ajoute Philippe Mangin, président de Coop de France qui s’inquiète de l’attitude des organisations professionnelles agricoles françaises plus enclines aux « discours incantatoires ». Depuis l’entrée en vigueur du traîté de Lisbonne, le Parlement européen est désormais co-décisionnaire pour ces questions agricoles notamment. C’est avec lui qu’il faut construire la Pac du futur.
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