Intervenant devant le congrès de la FNSEA, le Premier ministre François Fillon, bien accueilli par les congressistes a brandi la menace de productions « purement et simplement privées de soutien en 2013 » dans un discours sur l'avenir de la Pac. Un futur sombre que seules « la révision des modes de soutien en s'éloignant des références historiques et la convergence des niveaux d'aides entre exploitations permettent d'éviter ». Dans la perspective de 2013, François Fillon a parlé « d'évolutions nécessaires » justifiant ainsi la « réorientation » des aides agricoles européennes. « Je n'ignore rien des réactions que cette décision a suscitées » et « je sais la crainte de ceux qui redoutent en 2010 une baisse de leurs revenus liée à celles du prix des céréales », a dit le Premier ministre. « Mais je sais aussi qu'elle va nous permettre de construire notre projet pour 2013 », a-t-il plaidé. « Quel crédit aurions-nous si nous défendions une Pac immobile, montrée du doigt par de nombreux États membres (...) » a-t-il conclu.
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