Sévère le rapport que la Cour des Comptes européenne vient de publier sur l’OCM des fruits et légumes. La Cour s’est contentée de vérifier l’efficacité des programmes opérationnels. Elle a observé que les Etats membres ont approuvé les PO sur des critères exclusivement juridiques (l’action est-elle éligible ?) sans s’interroger sur leur efficacité prévisible. Résultat : ces programmes ont été appliqués de manière formelle, “ce qui s’est traduit par des coûts élevés, mais sans avantage réel”, constate la Cour. Si “l’ensemble des programmes opérationnels a abouti à des progrès […], l’efficacité de la plupart des mesures financées a été faible”, poursuit le rapport spécial. La Cour regrette par ailleurs que “la Commission ne dispose d’aucune information relative aux progrès réalisés au niveau européen”. Ce qui est embêtant à l’heure où la Commission doit préparer son projet de réforme de l’OCM f&l. Seuls deux indicateurs sont à jour. Les retraits du marché de produits excédentaires ont été réduits (voilà au moins un objectif atteint). L’autre indicateur concerne la concentration de l’offre. Et là ça fait mal : “si la tendance actuelle se confirme, écrit la Cour, l’objectif de la Commission visant à concentrer 60 % de l’offre au niveau des organisations de producteurs d’ici 2013 ne sera pas atteint”. Aujourd’hui, les OP ne représentent qu’un tiers de la production des f&l.
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Conclusion de la Cour : la Commission doit mieux cibler ses aides vers plus d’efficacité, ou reconsidérer les mécanismes de soutien aux producteurs de fruits et légumes.