Réunion de lancement de concertation sur le futur pacte en faveur de la haie. Crédits : © Compte twitter Afac-Agroforesteries

« Ce n’est pas à une obligation de moyens que nous sommes tenus. C’est à une obligation de résultats. Nous avons besoin de la haie pour notre agriculture et pour notre environnement », a écrit Marc Fesneau sur Twitter le 10 mai à l’issue d’une réunion de lancement de la concertation pour « un pacte en faveur de la haie » organisée avec la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Bérangère Couillard.

Une réunion intervenant quelques jours après la parution du rapport du CGAAER qui a confirmé l’étendue des arrachages : avec près de 24 000 km de haies perdus chaque année entre 2017 et 2021 sur un total de 1,5 million de kilomètres de linéaire.

« 70% de nos haies ont disparu en France, depuis 1950. Elles participent à lutter contre les crues, à absorber le carbone et à protéger notre biodiversité », a rappelé Bérangère Couillard à l’occasion de cette réunion.
 

Trois objectifs annoncés

Face à ce constat, le gouvernement souhaite proposer un pacte d’ici juillet 2023. Le travail engagé hier avec les professionnels agricoles vise, selon les propos de Marc Fesneau sur Twitter, à :

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L’Afac-agroforesteries demande un « vrai plan d’action » doté de moyens

Contacté par nos confrères d’Agra Presse, Philippe Hirou, président de l’association Afac-agroforesteries, salue « une grande avancée » face à la volonté affichée par le ministre.

« Nous avons besoin d’un vrai plan d’action, doté de moyens », appuie-t-il. Selon lui, le programme Plantons des haies du plan de relance, assorti d’une enveloppe de 50 millions d’euros, « a eu un vrai effet de levier ».

Mais le futur pacte devra s’attacher à des sujets jusque-là oubliés, comme la formation à la gestion, ou la régénération naturelle. « Le manque de plants pour les projets du plan de relance l’a montré : l’augmentation du linéaire ne pourra pas passer uniquement par des plantations ».

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