Le début 2024 enregistre une activité ralentie du marché des engrais sur le territoire national et européen.
Dans un contexte d’activité en berne, et sous l’effet du cours du gaz naturel revenu au niveau de la fin 2019, le prix de l’ammonitrate recule jusqu’à 368 euros la tonne (€/t) dès le début de mois, et celui de la solution azotée accuse également un repli. Étonnamment, ces deux produits azotés n’ont pas subi le contrecoup de la remontée soudaine de l’urée, liée à un tender indien certes moins important que prévu, et à un achat conséquent de la Turquie.
Si les tensions en mer Rouge, et la hausse du prix du fret semblent avoir freiné les prises de position, favorisant – en Europe – les origines africaines avec des prix raffermis, la demande non encore pourvue sur le plan international laisse présager un retour aux achats des pays agricoles. Cette situation maintient ainsi un prix ferme de l’urée, en hausse de 45 €/t sur le mois. Néanmoins, en France comme en Europe, le malaise agricole ne fait pas de l’approvisionnement en engrais la priorité des agriculteurs. Ce, même si on note des achats en engrais complexes, dont les engrais azote-phosphate (NP) ou engrais azote, phosphore et potassium (NPK), par les distributeurs.
Côté engrais phosphatés, le marché reste également peu actif, avec des prix plutôt stables. Mais en fin de mois, le marché enregistre les prémices d’un début de rattrapage, avec des prix donnant des signes de raffermissement.
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