Face aux retards des semis cet automne et aux reculs des prix des matières agricoles, les producteurs reportent, voire réduisent, leurs apports d’engrais.
Le marché des engrais tourne au ralenti, avec une baisse des prix de l’azote, entraînée par celle de l’urée. Les producteurs, notamment d’ammonitrate et de solutions azotées, se voient contraints de maintenir, voire réduire, les tarifs de leurs offres, sans pour autant susciter un fort rebond des achats. D’autant plus que sur le plan international, l’urée reste disponible et compétitive, comme l’ont monté les derniers achats indiens.
Malgré la volatilité des prix de l’énergie, pétrole et gaz, novembre n’a pas connu d’envols des cours trop marqués : la tendance est plutôt baissière, stabilisant, voire réduisant, les coûts de production.
L’attentisme s’installe, entraînant une nouvelle chute du prix de l’urée, alors que les besoins pour la campagne 2024 en Europe, aux États-Unis ou Brésil sont loin d’être couverts.
En revanche, les engrais phosphatés, super triple et DAP, restent fermes, soutenus par leurs pays producteurs.
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