« Dans les 48 heures on aura un certain nombre de choses qu’on pourra poser sur la table, qui permettront, je crois, de compléter et de montrer la globalité des mesures qu’on entend proposer au monde agricole » a annoncé Marc Fesneau, ce matin sur France 2, à quelques heures du début de ce que la FNSEA et les Jeunes agriculteurs du Grand bassin parisien appellent « le siège de Paris ». Et ce alors que des blindés sont positionnés autour de Rungis et des aéroports pour empêcher aux tracteurs d’entrer dans ces lieux stratégiques.
De nouvelles mesures de simplification devraient être annoncées et le ministre de l’Agriculture a tenté de montrer la volonté de la France d’avancer au niveau européen sur le sujet agricole.
Comme il l’avait annoncé hier sur BFMTV, les services des douanes devraient aussi accentuer les contrôles sur les importations agricoles et agroalimentaires afin de vérifier la provenance et l’étiquetage.
Une dérogation pour la jachère à 4% cette semaine ?
Sur le plan européen, selon Marc Fesneau, Emmanuel Macron a demandé à mettre l’agriculture à l’ordre du jour du conseil extraordinaire européen du jeudi 1er février. Le ministre de l’Agriculture doit aussi se rendre dans la semaine à Bruxelles pour avancer sur le sujet viticole et celui de la jachère.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Une coalition de 22 pays européens autour de la France demande à Bruxelles de lever l’obligation de jachère de 4% pour 2023, rappelle le ministre de l’Agriculture.
« Je souhaite que dans la semaine, pour la campagne qui va s'ouvrir évidemment, de cultures, enfin elle est déjà ouverte à vrai dire, la décision puisse être prise », déclare Marc Fesneau sur France 2, assurant que « le président de la République appuiera de toutes ses forces sur ce sujet ».
Autre sujet que le ministre de l’Agriculture compte mettre sur la table lors de ses discussions à Bruxelles : la question ukrainienne et la demande d’une limite aux importations agricoles provenant d’Ukraine, qui déstabilisent les marchés des céréales, des œufs, de la volaille, ou encore du sucre.