Mutation vers une origine France, modification du logo, mise en avant de son savoir-faire boucher, Maître Jacques, filiale du groupe Agrial, veut favoriser une montée en gamme du libre-service. Explications.
« M aître Jacques veut incarner l'offre premium du rayon boucherie au libre-service », affiche sans détour Sophie Maroulier, responsable marketing de Maître Jacques. Arrivée au début du mois de mars dernier, elle a pour mission de rendre visible auprès du consommateur l'image haut de gamme que la marque a déjà au rayon traditionnel de la grande distribution. « La réputation de Maître Jacques au rayon traditionnel est acquise. Les bouchers reconnaissent l'expertise de la marque en matière de niveau de qualité. En revanche, nous avons DR un important travail à réaliser auprès des consommateurs », explique Sophie Maroulier. En 2015, la marque entame son repositionnement en libre-service.
Pour ce faire, la marque a commencé par modifier son approvisionnement en viande et favoriser l'origine France pour le bœuf et la volaille. « Le porc était déjà d'origine française. Et la mutation pour le bœuf et la volaille s'est faite au cours de l'année 2015. En revanche, il y a deux produits pour lesquels nous n'arrivons pas à avoir les volumes suffisants en France et qui resteront d'origine européenne : le veau et le mouton », précise la responsable marketing de Maître Jacques.
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Dans la foulée, le logo de la marque a été modifié pour « incarner davantage le métier de boucher ». Première expression de ce changement : les brochettes XXL lancées au rayon de libre-service pour cette saison estivale sous le nom de gamme « les idées gourmets du boucher ». La barquette de quatre brochettes de bœuf de 630 grammes est proposée à un prix marketing recommandé de 9,40 euros. « Ces brochettes exis-taient au rayon traditionnel. Nous les avons adaptées pour le libre-service. Elles sont plus généreuses que la moyenne des références, montées sur des pics de bambou et riches en viande. Les morceaux ne sont pas réguliers, montrant bien le savoir-” faire de nos bouchers », affirme Sophie Maroulier. Dernière innovation en date : une gamme de poêlées du boucher, privilégiant des morceaux nobles comme le jambon, le filet de volaille ou encore le cœur de rumsteak.