Le groupe coopératif landais se consolide et s'évalue à un milliard d'euros.
Les dernières annonces de Maïsadour consistent à équilibrer les activités amont et aval du groupe coopératif, aux gains d’efficacité, à l’expansion internationale ainsi qu’à la prise de poids, le groupe coopératif visant le milliard d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2009.
L’acquisition en discussion d’Excel Foies Gras par la holding Maïsadour, Vivadour, Val-de-Sèvre (dans laquelle Maïsadour domine largement) succède aux acquisitions par Delpeyrat de Muller en mars dernier (dans le foie gras) et de Chevallier en juillet dernier dans le jambon de Bayonne. Cette dernière acquisition fait de la filiale du groupe le leader du jambon de Bayonne et dresse Delpeyrat face à la marque concurrente Aoste.
L’expansion à l’international est le fait de Maïsadour Semences. La filiale commune avec Syngenta mise sur l’expansion du maïs et du tournesol. Elle a douze filiales à l’étranger dont en Roumanie, en Hongrie, en Ukraine et en Russie. Elle confirme son projet de production de semences en Ukraine par l’acquisition d’un terrain. Le dispositif serait opérationnel au printemps prochain et produirait à terme autant que l’actuelle activité franco-espagnole.
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Maïsadour Semences réalise 68 % de son chiffre d’affaires à l’étranger et développe ses premières ventes en Chine. Une « évolution culturelle » qui pourrait toucher d’autres branches.
Maïsadour signale avoir doublé son activité et ses effectifs en cinq ans. D’un chiffre d’affaires de 860 millions d’euros attendu pour 2007-2008 avec 3 200 salariés, ses acquisitions en cours projettent un milliard d’euros pour 2008-2009 avec 3 550 salariés.
Vivadour se rapproche
Maïsadour attire les autres coopératives. Le rapprochement de Vivadour est de plus en plus flagrant avec la constitution de « Sud-Ouest Aliment » alias SOAL (LM du 1
er oct). Celle-ci est déjà actionnaire de Nutricia, filiale centrale (achats, la formulation, la logistique, etc), d’Ovalie Agrofourniture (achats de produits phytosanitaires) et participe à un développement en cours en semences de tournesol. La fusion dans Soal, prévue au 10 novembre, promet une rationalisation de la production : spécialisation des 5 usines, division du nombre de références, promotion de marques spécialisées par espèce, coordination logistique avec un logiciel mis en place en avril 2007. Dans le Sud-Ouest, où l’élevage est dispersé, la logistique coûte à peu près aussi cher que la fabrication des aliments. Le directeur Jean-Louis Zwick vise une économie de 500 000 à 700 000 euros. Un gain d’efficacité non négligeable.