La proposition de loi a été adoptée à l’Assemblée nationale le 17 juin 2021. Ce 9 décembre, le vote du Sénat à l’unanimité vient confirmer l’adoption de la loi dite « Chassaigne 2 » sur la « revalorisation des retraites agricoles les plus faibles ». La loi va concerner les conjoints et surtout les conjointes d’agriculteurs ainsi que les aidants familiaux. Pour ces personnes, « les pensions moyennes étaient actuellement de seulement 307 à 604 € selon la durée d’assurance » et les conjointes étaient « les grandes oubliées de la protection sociale » indique André Chassaigne dans un communiqué publié le 9 décembre. Pour le député communiste du Puy-de-Dôme, l’adoption de ce texte va permettre à 214 000 pensionnés, dont 67 % de femmes, de bénéficier d’une revalorisation dès le 1er janvier 2022. « 70 000 femmes d’exploitants ayant accompli toute leur carrière en qualité de conjoint collaborateur vont notamment voir leur pension augmenter de 100 € par mois en moyenne » précise le parlementaire.
Un « pas décisif » mais la marche continue
Pour la FNSEA et ses sections des Anciens et des Agricultrices, cette revalorisation à 700 € par mois est « un grand pas pour la reconnaissance du travail des conjointes ». Elle intervient après la première loi Chassaigne sur la revalorisation des minima de retraite des chefs d’exploitation de 75 à 85 % du Smic adoptée le 1er novembre 2021.
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Pour les montants 2021, la retraite minimale des membres de la famille à carrière complète, déjà retraités et futurs retraités, passe ainsi de 555,50 € à 699,07 € par mois, détaille la FNSEA.
Pour le syndicat agricole, ce premier pas décisif n’empêche cependant pas de poursuivre le combat. L’objectif est d’obtenir une revalorisation des retraites des membres de la famille à carrière complète à hauteur de 75 % du Smic, soit 913 € par mois. « Au regard des efforts fournis par les conjoints tout au long de leur carrière, ce serait la véritable reconnaissance de leur rôle essentiel pour nourrir la France au cours des dernières décennies » estime la fédération des exploitants.