Les principales céréales enregistrent une baisse de prix en France

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Comment ont évolué les prix des céréales ces sept derniers jours ? Crédits : © Généré par IA

Les prix du blé tendre, de l'orge fourragère et du maïs se sont repliés sur le marché physique français entre le 19 et le 26 octobre 2026. Ceux du blé dur et de l'orge de brasserie ont progressé dans le même temps.

Les prix du blé tendre ont perdu du terrain, sur un marché dominé par la géopolitique

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 26 octobre 2026, à 225 €/t sur la période octobre-décembre, perdant 17,50 €/t par rapport au 19 octobre 2026, dans le sillage d'Euronext (- 17,50 €/t, à 2426,50 €/t sur l’échéance décembre 2026) et du CBOT (- 39,27 cts$/boisseau à 616 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026). La géopolitique a repris le dessus : de nouveaux espoirs sérieux de négociations entre l’Ukraine et la Russie sont apparus, permettant une nette détente des cours. Selon Céré’Obs, en semaine 42 (du 13 au 19 octobre 2026), les semis de blé tendre sont passés de 15 % à 45 % de la sole estimée (contre 53 % l’an dernier à dates). 

Les prix du blé dur ont progressé, dans l'attente de nouvelles du Canada

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 26 octobre 2026, à 307,50 €/t sur la période octobre-décembre, grimpant de 2,50 €/t par rapport au 19 octobre 2026. Tous les yeux sont rivés sur le Canada. La semoulerie reste prudente et se contente de compléments sur le rapproché.

Les cours de l’orge fourragère ont reculé, dans le sillage du blé tendre

L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 26 octobre 2026, à 200,50 €/t sur la période octobre-décembre 2026, perdant 17 €/t par rapport au 19 octobre 2026. L’activité est très calme en orge. Les acheteurs sont déjà couverts et les vendeurs ne sont pas plus présents. Selon Céré’Obs, en semaine 42 (du 13 au 19 octobre 2026), les semis d'orge d'hiver sont passés de 20 % à 55 % de la sole estimée (contre 69 % l’an dernier à dates).

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Les prix de l’orge de brasserie continuent de progresser, l'offre canadien étant en nette baisse

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence sur le marché physique français, ont progressé, s’établissant le 26 octobre 2026 à 221 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 243 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période janvier-juin 2027, gagnant respectivement 0,50 €/t et 4 €/t par rapport au 19 octobre 2026. Au Canada, un analyste prévoit moins de 2 Mt d’offre d’orge maltée sélectionnable, en baisse par rapport aux 3 Mt de l’an dernier et à la moyenne à long terme d’environ 2,5 Mt. 

Les cotations du maïs français se sont repliées, sous la pression de la récolte états-unienne

Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence sur le marché physique français, est de nouveau coté en date du 26 octobre 2026, à 268 €/t. Le rendu Pontivy-Guingamp s’élevait quant à lui à 308 €/t sur octobre-décembre 2026, le 26 octobre 2026, perdant 8 €/t par rapport au 19 octobre 2026, dans le sillage d’Euronext (- 5,25 €/t à 264,75 €/t pour l’échéance mars 2026) et du CBOT (- 12 cts$/boisseau à 455 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026). La semaine a été marquée par la pression de la récolte aux États-Unis (achevée à 44 % contre 52 % en moyenne quinquennale, selon l’USDA). Selon Céré’Obs, en semaine 42 (du 13 au 19 octobre 2026), la récolte de maïs en France est réalisée à hauteur de 97 % (contre 92 % la semaine dernière et 72 % l’an dernier à dates). 

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

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