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Les pauses alimentaires sont une pratique fréquente, puisque 33 % des Français font une collation de 11h au moins une fois par mois et 60 % la pause goûter, selon une étude OpinionWay (auprès de 1 000 Français les 5 et 6 mai 2021) présentée lors d’un webinaire organisé par les jus de fruits innocent le 27 mai. « Ces pauses sont source de plaisir (44 % pour l’en-cas et 45 % pour le goûter), précise encore Laurent Gassie, directeur conseil chez OpinionWay. L’encas de 11h apparaît davantage fonctionnel avec la notion d’énergie, de coupe-faim qui lui est associé. Au contraire, le goûter est vraiment un moment de pause gourmande et de décompression, même si ses bénéfices en termes de satiété sont aussi reconnus».
Autre point notable de l’enquête : les fruits sont un impératif du goûter. 73 % des interrogés citent les fruits sous au moins une forme (21 % pour les produits laitiers, et 6 % pour les boissons) comme aliment indispensables du goûter. Les fruits frais arrivent en premier aliment cité (pour 39 %), à égalité avec la boisson chaude, suivi par les biscuits et les gâteaux (34 %) et les fruits secs (28 %). Jus de fruits (21 %) et compotes (17 %) ont aussi la cote, et étonnamment les crudités sont évoquées (4 %) ! « La consommation de smoothies (6 %) à la pause est encore limitée mais perçue comme pertinente. En effet, 74 % considèrent que c’est une manière simple de consommer des fruits et légumes ; autant que c’est un facilitateur de consommation (surtout pour les légumes) ; et que c’est une boisson adaptée au goûter (67 %). »
Amandine Rochedy, docteur en sociologie et attachée temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à l’université de Toulouse Jean Jaurès, confirme : la collation de 11h se compose traditionnellement d’un seul aliment : un produit laitier ou une boisson chaude, tandis que le goûter de deux ou trois aliments, avec une boisson, un produit céréalier et un fruit, sous forme de compote ou de jus de fruit. « Le fruit frais est plutôt réservé à la consommation à la maison car il demande des ustensiles (couteau, assiette…). De plus, nous sommes dans une tendance de simplification des repas (on passe du triptyque entrée-plat-dessert au “plat garni”), le fruit qui n’est pas consommé sur le plateau l’est à un autre moment de la journée.. »
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La présence des fruits et légumes lors des pauses alimentaires est donc actée. Mais sous quelle forme est-elle la plus pertinente ? Laurence Plumey, médecin nutritionniste, conférencière et fondatrice d’EPM Nutrition, revient sur le débat "frais contre pressé".
« On gagne en praticité avec le temps d’épluchage par exemple. Et que le jus ou le smoothie soit pressé maison ou par un industriel, il a les mêmes valeurs nutritionnelles qu’un fruit frais, sans sucres ajoutés mais qui a conservé ses vitamines et ses antioxydants. Si on les prend avec pulpe, ils contiennent même des fibres. Bien sûr, il ne faut pas en boire 1 L ! Sur le débat de la mastication : la soupe non plus on ne la mastique pas, et on ne lui fait pas tout un procès pour autant ! De fait, il s’agit d’une autre façon de profiter des fruits et légumes. Nous sommes loin des 5 fruits et légumes par jour, surtout pour les légumes. Les fruits sont un peu plus consommés car ils apportent un goût sucré donc une connotation agréable. Donc les jus et smoothies sont une bonne alternative pour hausser sa consommation. Le plus important, c’est d’avoir le choix ! »
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