Les apiculteurs et les assurances : entre besoin de clarté et manque d’adaptation

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​​​​​Vols, sinistres, intoxications… Si les risques sont nombreux, les apiculteurs peinent encore à s’y retrouver dans les offres d’assurance.

Une enquête nationale du réseau des ADA a mis en lumière leurs attentes et leurs difficultés face à des contrats jugés complexes et parfois inadaptés à la réalité du terrain. Pour mieux cerner ces besoins et les freins rencontrés, le réseau des ADA a interrogé plus d’une centaine d’apiculteurs professionnels à l’été 2023. Leurs réponses ont dressé un premier panorama des attentes de la profession face aux assurances.

Quels sinistres inquiètent le plus ?

Parmi les situations redoutées, le vol et le vandalisme arrivent largement en tête. L’intoxication, la responsabilité civile et les aléas climatiques (tempêtes, inondations) suscitent également de nombreuses questions.

Des besoins de clarté sur les contrats

Au-delà des risques spécifiques, les apiculteurs expriment surtout un besoin d’information sur les assurances elles-mêmes : quelles offres existent en apiculture et en quoi diffèrent-elles ? Quelles sont les obligations légales et les garanties facultatives ? Quels sinistres sont réellement couverts et selon quelles modalités ?

Des préoccupations très concrètes

Dans les réponses libres, plusieurs thèmes reviennent fréquemment : la perte d’exploitation en cas de vol ou de sinistre, souvent jugée mal prise en compte par les assureurs ; la difficulté de comparer les contrats, dans un contexte où Groupama occupe une place centrale via les syndicats ; la couverture de la responsabilité civile, que ce soit lors d’une piqûre d’abeille, sur un marché ou lors d’une transhumance ; les calamités agricoles, avec la réforme de l’assurance récolte qui soulève de nombreuses interrogations.

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Beaucoup regrettent aussi un manque de clarté des assureurs : « Les commerciaux connaissent mal l’apiculture », « Je ne sais pas si je suis couvert si mes abeilles piquent quelqu’un », « Les options sont peu lisibles ».

Un besoin de pédagogie

Ces résultats montrent que la demande d’assurance en apiculture ne se limite pas à l’indemnisation : les apiculteurs veulent comprendre ce qu’ils paient et être certains d’être protégés. Le réseau des ADA poursuit son travail pour mieux informer la profession et dialoguer avec les assureurs afin que les garanties proposées soient réellement adaptées aux réalités du terrain.

Méthodologie

Enquête en ligne menée par le réseau des ADA durant l’été 2023. 151 réponses ont été recueillies, dont 125 apiculteurs possédant 50 ruches ou plus et 72 détenant 200 ruches ou plus.

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