Comment ont évolué les prix des oléagineux ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du colza, du soja et du tournesol.
Les prix du colza et du soja sur le marché physique comme ceux à termes ont reculé entre le 12 et le 19 octobre 2026, alors que le tournesol coté en France a progressé.
Les cours du colza en recul cette semaine
Les cours du colza sur Euronext ont régressé sur la période allant du 12 au 19 octobre 2026, passant de 552,25 €/t à 546,50 €/t sur l’échéance de février (- 5,75 €/t). L’échéance de novembre 2026 (dernier jour de cotation le 31 octobre) vit désormais au gré des liquidations de positions, avec de grandes ampleurs de prix d’une séance à l’autre. Baisse également pour le colza FOB Moselle (- 15 €/t, à 548,50 €/t) pour la période janvier-mars. Dans ce marché très volatil d’une semaine sur l’autre, peu d’affaires se traitent, les oléagineux évoluant aussi en fonction des prix du pétrole. En France et en Europe, les agriculteurs sont déjà très engagés sur la campagne et les utilisateurs de grains déjà bien couverts. Par ailleurs, l’origine Canada en canola se fait plus pressante sur les marchés internationaux en matière de prix.
Progression des prix du tournesol en France
Le prix du tournesol oléique en rendu Saint-Nazaire, sa place de référence sur le marché physique français, ont progressé sur la semaine allant du 12 au 19 octobre 2026, à 610 €/t (+ 17,50 €/t) pour la période octobre décembre. Des affaires se traitent, mais dans des volumes limités au vu de la faiblesse de la production de l'année. Côté récolte, le rendement moyen de 15-16 q/ha semblerait se confirmer à l'échelle nationale. Les teneurs en huile apparaissent, dans les premiers échantillons analysés plutôt dans la moyenne mais les opérateurs soulignent la difficulté de travailler des graines très petites et très sèches, parfois vides.
Les cours du soja ont baissé cette semaine
À Chicago, les cours du soja sur le CBOT ont reculé un peu entre le 12 et le 19 octobre 2026, passant de 1 287,75 cts$/boisseau à 1 253,50 cts$/boisseau sur l’échéance de novembre 2026, la deuxième la plus traitée (- 34,25 cts$/boisseau). Sur l’échéance de janvier 2027, désormais la plus traitée, le boisseau se traitait à 1 268,75 cts$ lundi soir. L’activité de trituration est robuste aux États-Unis pour répondre à une demande mondiale forte. Les pluies étant moins abondantes des derniers jours et dans ceux à venir, la moisson a repris un rythme qui permet de fournir correctement les usines de transformation. Les prévisions de semis au Brésil progressent sur un bon rythme. Les acheteurs chinois sont de retour et ont enchaîné les achats sur la semaine écoulée.
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Cette semaine, les prix du pois fourrager et de la féverole connaissent une légère baisse en rendu Pontivy-Guingamp, entre le 7 et le 14 octobre 2026. Au départ de l’Est en revanche, les cotations du pois fourrager gagnent du terrain. Gardons tout de même à l’esprit que ces cotations sont nominales et concernent de très faibles volumes. L’activité se concentre sur le pois jaune pour l’approvisionnement des usines d’alimentation humaine, le prix du pois jaune étant plus intéressant que celui du pois fourrager. Celui-ci a d’ailleurs gagné 10 €/t en rendu Marne.
La production de pois protéagineux en 2026, estimée le 1er octobre 2026 à 471 000 t (contre 467 000 t au 1er septembre 2026 et 589 000 t en 2025), serait proche du niveau de 2013, selon les estimations d’Agreste au 1er octobre 2026. « Elle se situerait 23 % en dessous de la moyenne 2021-2025 en raison de surfaces (150 000 ha en 2026 contre 162 000 ha en 2025) en baisse pour la troisième année consécutive, alors que le rendement, bien qu’en recul sur un an à 31,5 q/ha (contre 36,4 q/ha en 2025), resterait au niveau de la moyenne quinquennale. Cette baisse de récolte tire vers le bas l’ensemble des principaux protéagineux (pois et féveroles), dont la production serait inférieure de 10 % à la moyenne 2021-2025, malgré le dynamisme des semis de féveroles (120 000 ha en 2026 contre 112 000 ha en 2025), en progression continue depuis 2023 », commente l’agence gouvernementale. La production de féveroles s’établit à 267 000 t en 2026 (contre 285 000 t en 2025), avec un rendement de 22,3 q/ha (contre 25,4 q/ha).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.