Le colza renoue avec de bons rendements

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Après deux récoltes décevantes, le colza se refait une santé. « 2008 est une bonne à très bonne année, sauf en Poitou-Charentes, Vendée, Champagne crayeuse et Sud-Est », a commenté hier le Cetiom. Dans son bilan de campagne, le centre technique évalue le rendement national entre 33 et 34 q/ha, soit 5 à 6 q/ha au-dessus de la moyenne 2007. Les teneurs en huile sont bonnes, à 43-44 %. Celles en glucosinolates sont en hausse, avec un « effet génétique et environnemental ». Les performances sont exceptionnelles dans le Sud-Ouest, « bonnes à très bonnes » dans les autres régions. Malgré une grande variabilité des rendements, l’Ile de France, la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais, la Haute-Normandie et le Nord-Est renouent avec le potentiel actuel du colza, de 40 à plus de 50 q/ha. Ailleurs, les mauvais rendements s’expliquent notamment par des problèmes d’implantation avec des levées hétérogènes, suivies au printemps par des attaques de charançon de la tige et de sclérotinia. Les rayonnements printaniers sur ces régions sont souvent déficitaires et le gel a limité le nombre de siliques. Le Sud-Est est pénalisé par un stress hydrique sur toute la période sensible de floraison et de remplissage des graines.

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PMG en hausse

Les maladies de fin de cycle sont assez présentes dans leurs régions « habituelles ». L’oïdium est signalé principalement dans le Sud, mais sans explosion. Le phoma est peu présent. En Bourgogne et Franche-Comté, ce sont surtout les charançons de la tige qui occasionnent des dégâts, les conditions climatiques ne permettant pas toujours de réaliser les traitements en temps voulu. La pression méligèthes reste globalement modérée. Dans de nombreuses régions, les charançons des siliques sont très présents en vols, étalés sur toute la floraison, et peuvent occasionner localement des dégâts. En fin de cycle, les températures se situent autour de la moyenne saisonnière. Les pluies, élevées fin mai, sont proches de la normale en juin. Ces conditions permettent de compenser le nombre de graines/m 2 par un poids de mille graines (PMG) supérieur de 0,5 à 1 g à celui observé en 2007.

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