ÉLEVAGE Le centre de rassemblement de la Cabane se professionnalise

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Audrey Cavazzini, employée par l’API, gère l’activité du centre de rassemblement de la Cabane, de la pesée des animaux aux démarches administratives en passant par l’entretien. Crédits : © M. Comte

Le centre de rassemblement des bovins de la Cabane à Saint-Alyre-Ès-Montagne a rouvert ses portes après plusieurs mois de travaux de remise aux normes. L'Agglo Pays d'Issoire (API) est désormais le gestionnaire de l'installation qui voit transiter plus de 4 000 bovins par an.

Unique en France

Créé dans les années 2000 par l'ancienne com’com Ardes Communauté, le centre de rassemblement des bovins de la Cabane, n'était alors constitué que de quelques barrières, d'un toit et d'une bascule. Les éleveurs des environs y rassemblaient leurs animaux prêts à vendre pour permettre aux acheteurs d'avoir un seul et même point de chargement. La modeste structure fonctionnait en complète autonomie posant parfois quelques soucis selon Damien Roche, chargé de mission à l'API. "La traçabilité n'était pas toujours très complète. Certains éleveurs utilisaient la structure sans s'acquitter du paiement..." En 2015, la DDPP exige la mise aux normes de l'installation. Le projet se concrétise en 2017 avec la création de l'API qui reprend le dossier. Après plusieurs années de réflexion et de recherche "aucun autre centre de rassemblement géré par une intercommunalité n'existe en France" explique Damien Roche, les travaux de rénovation débute en fin d'année 2020.

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Un centre i-Tech

Le centre de rassemblement conserve sa surface et sa capacité d'accueil pouvant aller jusqu'à 90 animaux/jour. Autrefois en terre battue, une dalle en béton couvre désormais le sol. Les box sont équipés d'abreuvoirs et de mangeoires et certains d'entre eux ont été conçus pour éviter les contacts entre les lots. Une nouvelle cage de pesée numérique a également été installée, là encore pour renforcer la traçabilité des animaux. Durant ces travaux, une annexe attenante a été construite où un bureau, une infirmerie et une aire de lavage des camions ont été installés. La totalité les travaux s'élève à plus de 540 000€ subventionnés à hauteur de 68,5%.
La grande nouveauté du centre est surtout l'embauche d'une gestionnaire. Audrey Cavazzini est en charge de la totalité de la structure, de la pesée des animaux aux démarches administratives (bons de transport, bulletins d'entrée et de sortie, facturation...) en passant par le nettoyage des box entre chaque lot d'animaux. " L'hygiène et la traçabilité sont garanties" explique-t-elle. La pesée est facturée 2€ TTC/animal.
Le centre est un lieu important, et privilégié, dans les échanges commerciaux. L'intercommunalité souhaite développer son activité par la certification du site pour permettre l'exportation directe des animaux. " L'infrastructure répond parfaitement au cahier des charges. Il nous manque seulement un vétérinaire " explique Marie-Françoise Foucault, vice-présidente d'API en charge de l'agriculture. La présence d'un vétérinaire lors du départ des bovins est indispensable, mais Saint-Alyre-Ès-Montagne semble être trop peu attrayante. "Nous avons sollicité tous les professionnels du sud du Puy-de-Dôme jusqu'à Riom. Pas un seul ne veut venir au prétexte que le centre est trop éloigné."
Le centre de rassemblement est officiellement inauguré ce jeudi 28 octobre et a été baptisé Fabien Brassier, du nom d'un jeune éleveur d'Augnat décédé des suites d'un accident aux abattoirs d'Issoire.
(1) Direction départementale de la Protection des Populations.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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