Dix étudiants sont inscrits cette année en 1ère année de BTS Acse (analyse et conduite des systèmes d’exploitation) à la Maison familiale de Massalès à Saint-Flour. Un soulagement pour l’établissement sanflorain qui, l’an dernier, a bien failli voir cette formation remise en cause. Mais pour en arriver là, il a fallu franchir un véritable “parcours d’obstacle”, a souligné Alain Marleix, député du Cantal et “user pas moins de quatre ministres”, selon Pierre Jarlier, sénateur, pour aboutir à une solution favorable. Les deux parlementaires étaient invités à célébrer l’événement vendredi 22 septembre à la MFR. La maison familiale, qui assure cette formation depuis 2001 (après la fermeture du CRPO de Blesle), n’avait pas pu recruter l’an dernier d’étudiants en 1ère année faute de financement adéquat. Depuis novembre 2004, en effet, les élèves en BTS Acse ne pouvaient plus bénéficier des contrats de qualification et encore moins prétendre aux nouveaux “contrats de professionnalisation”. Ce qui privait la formation de financement suffisant. “Un parcours d’obstacles”
“Nous devions trouver un moyen de pérenniser cette formation
supérieure, que nous savions à terme condamnée, si elle n’évoluait pas
dans son statut”, rappelait Jean-Claude Martin, président de la maison
familiale. Les démarches entreprises depuis ont conduit à placer le BTS
en formation initiale de l’enseignement supérieur agricole, ce qui
donne droit à un financement de la part de l’Education nationale et
permet aux inscrits de bénéficier du statut étudiant. La visite en mai
2004, du secrétaire d’Etat d’alors, Nicolas Forissier, séduit par “le
professionnalisme de l’école”, a vraisemblablement pesé dans la
balance. En mai 2006, le rapport d’inspection de la Direction générale
de l’enseignement et de la recherche (DGER) a ainsi été jugé “très
favorable”, autorisant la MFR à recruter à nouveau.
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Un bon taux de réussite professionnelle
La Direction régionale de l’agriculture et de la forêt n’a pas été en
reste pour soutenir ce dossier et maintenir une formation à
l’agriculture qui ne se limite pas au seul acte de production. “C’est
une chance et une responsabilité pour vous de profiter de cette
formation et de faire vivre ce BTS”, lançait Raymond Laronche, chef du
Service de la formation et du développement à la DRAF. Depuis sa
création à Blesle, 90 % des techniciens supérieurs formés ont un emploi
dans le milieu agricole dont la moitié comme chef d’exploitation dans
la région et les autres comme employés des chambres d’agriculture,
centres de gestion, DDA, commerce ou enseignement…