L’Association française d’agriculture urbaine professionnelle (Afaup) est à l’origine de cet événement qui a été créé en 2016 par l’association la Sauge (Société d'agriculture urbaine généreuse et engagée). Son but est de faire connaître un peu partout l’agriculture urbaine et de multiplier des espaces cultivés en ville et en périphérie, et d’amener le « plus grand nombre possible de citadins à mettre les mains dans la terre ». Des événements recensés sur une carte interactive du site du festival vont être organisés dans tout le pays. Dans son manifeste, l’Afaup explique vouloir aussi, par le biais de cette manifestation, fédérer les acteurs de l’agriculture urbaine et construire un réseau dynamique.

 

Réduire l’artificialisation des terres

Tout en manifestant la volonté de défendre les paysans et les terres agricoles, l’association souhaite rapprocher les habitants des villes et des campagnes qui les entourent, et mettre en valeur des initiatives en lien avec l’alimentation et l’agriculture. Le festival souhaite mettre en avant des « pratiques agricoles sobres en gaz à effet de serre, sans intrants, économes en eau et en énergie et la multiplication des îlots de verdure et fraicheur que sont les espaces cultivés et végétalisés en ville ». Il vise par ailleurs au maintien et au développement des trames et des ceintures vertes, à la préservation de la biodiversité en ville et à la réduction de l’artificialisation des terres.
 

Sensibiliser aux grands enjeux de la planète

La manifestation souhaite favoriser le vivre ensemble et également sensibiliser les citoyens aux grands enjeux de la planète : changement climatique, raréfaction des ressources, pertes de terres agricoles, de biodiversité, transition écologique… Les organisateurs des 48 h estiment aussi qu’ils contribuent à réduire l’étalement urbain et donc à la préservation des terres agricoles.

Les organisateurs ambitionnent avec ce festival de créer un événement national et international dédié à l’agriculture urbaine en impliquant les collectivités, les organismes internationaux comme le C40 (réseau de métropoles mobilisées contre le changement climatique), les entreprises et les citoyens. Ils concluent : « Les 48 h permettent, par-delà le temps de l’événement qui en constitue l’apogée, de mettre en commun nos ressources, nos outils, nos forces et nos idées pour développer tout au long de l’année l’agriculture urbaine ».

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