Céréales / Monde La production européenne de seigle bondit et gonfle les volumes mondiaux

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Le Conseil international des céréales a majoré, dans son rapport diffué le 29 novembre, son estimation de la production mondiale de seigle pour 2012/2013 de 0,5 Mt sur un mois. Il table désormais sur 15,1 Mt (contre 13,8 Mt en 2011/2012), en raison notamment de la révision à la hausse des chiffres de l’Union européenne. L’augmentation de 9 % de la production mondiale est due à une plus grande superficie consacrée à la céréale, mais aussi à une progression des rendements.

Net rebond de la production européenne

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La récolte de l’UE, placée à 8,5 Mt (6,9 Mt) a rebondi après deux années médiocres. La plus forte hausse est observée en Allemagne, où la production a augmenté de 52 % à 3,8 Mt. En France, la production de seigle progresserait d’une année sur l’autre, avec 159.000 t estimées pour 2012, contre 124.000 t en 2011, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, publiés dans l’édition Agreste du 12 novembre. Un chiffre en hausse de 27,6 % sur un an et de 21,7 % sur la moyenne quiquennale. Une progression résultant d’une extension des surfaces d’une année sur l’autre, de 28.000 à 32.000 ha mais aussi des rendements de 45 à 55,7 q/ha.
    Du fait de la sécheresse, les volumes en Russie, l’un des principaux producteurs au monde, ont chuté de 17 % d’une année sur l’autre, à 2,5 Mt, indique encore le CIC.

La consommation mondiale progresse dans la foulée
    La consommation mondiale de seigle pour 2012/2013 a été relevée de 0,3 Mt par rapport au mois dernier par le CIC, à 15 Mt, principalement du fait des meilleures disponibilités dans l’UE. Le total marque une hausse de l’ordre de 3 % sur l’année précédente. Une dynamique tirée par la valorisation en nutrition animale. Sur le total, l’incorporation dans les formulations d’aliments compte pour environ 45 % (6,7 Mt en 20012/2013, contre 6,2 Mt en 2011/2012), l’utilisation dans l’alimentation humaine pour environ 37 % (5,6 Mt/5,9 Mt), tandis que les usages industriels, essentiellement dictés par la filière bioéthanol allemande, se situent aux alentours de 15 % (2,2 Mt/2 Mt). Le total des stocks de report mondiaux à la fin de 2012/2013 (agrégat des campagnes de commercialisation respectives) devrait être plus ou moins inchangé par rapport à l’année précédente, à 0,9 Mt.
    Les échanges mondiaux en 2012/2013 (juillet-juin) sont estimés à 375.000 t, par rapport à un chiffre de 452.000 t pour l’exercice précédente, le repli étant essentiellement lié aux grosses expéditions réalisées par la Russie à la fin de 2011/2012. Compte tenu des meilleures disponibilités intérieures, les importations par l’UE devraient s’effondrer à 50.000 t seulement (210.000 t). Celles des États-Unis sont estimées plus ou moins inchangées à 150.000 t. Les importations du Japon devraient rebondir à 120.000 t (51.000 t) par rapport à leur niveau exceptionnellement bas de la campagne dernière. Le Canada va probablement retrouver sa place de plus gros exportateur au monde de cette céréale, avec 150.000 t (152.000 t), suivi de l’UE, avec des expéditions estimées à 100.000 t (60.000 t), progressant logiquement avec l’accroissement des disponibilités allemandes. Les exportations de la Russie devraient, en revanche, s’effondrer avec tout juste 50.000 t attendues contre 205.000 t l’exercice précédent.

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