Une majorité d’eurodéputés a voté en faveur de la nouvelle Commission européenne, le 27 novembre lors d’une session plénière dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg. Le nouvel exécutif d’Ursula von der Leyen entrera en fonction le 1er décembre.
370 voix pour, 282 voix contre, et 36 abstentions. Le 27 novembre, lors d’une session plénière à l’hémicycle de Strasbourg, les eurodéputés du Parlement européen ont validé le Collège des commissaires de la nouvelle Commission européenne. L’Allemande Ursula von der Leyen brigue donc un deuxième mandat en tant que présidente de l’exécutif européen, pour cinq ans. Le nouveau commissaire à l’AgricultureChristophe Hansen est donc définitivement validé par le Parlement européen. Début novembre, le luxembourgeois avait été auditionné par les eurodéputés, qui avaient validé sa nomination. Désormais validée, la commission « von der Leyen II »entrera en fonction le 1er décembre prochain.
La commission « von der Leyen II » récolte moins de voix qu’en 2019
Cette nouvelle commission a été élue principalement grâce à des voix d’eurodéputés des groupes principaux du Parlement européen : la Droite, le Centre et les Sociaux-Démocrates. Le 20 novembre, ces groupes avaient déjà conclu à un accord validant la nouvelle Commission. Les groupes des Patriotes pour l’Europe, l’ENS (« L’Europe des nations souveraines ») et la Gauche se sont eux déclarés contre le nouvel exécutif lors d’un débat précédant le vote, selon nos confrères d’Agra Europe. Cette nouvelle Commission européenne récolte moins de voix que celle de 2019, qui avait été élue avec 461 voix pour, 157 contre, et 89 abstentions.
Sur le Mercosur, Christophe Hansen défend une approche « équilibrée »
Sur l’accord commercial avec le Mercosur, première occupation de la nouvelle Commission, le Luxembourgeois avait souligné l’importance d’une « réciprocité » des normes, lors de son audition devant les eurodéputés début novembre. Dans une réponse à un eurodéputé, Christophe Hansen avait mis en avant son approche « très équilibrée » du sujet. Sur le Mercosur, « il existe des précautions [à prendre] », « des avantages » et « des menaces » auxquelles il faut « faire face de manière appropriée », avait-il soutenu. Christophe Hansen s’était aussi engagé à poursuivre le dialogue stratégique sur l’agriculture initié par Ursula von der Leyen. Et de développer une vision pour la future politique agricole et alimentaire au cours de ses 100 premiers jours de mandat.