La grippe est très présente dans les élevages de porcs du Grand Ouest

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Agnès Jardin, vétérinaire et responsable technique de la gamme porc chez Ceva santé animale "L'exposition des porcs à plusieurs lignages viraux de la grippe A constitue une situation propice aux réassortiments viraux" Crédits : © D. Poilvet
Le H1avN2 est présent dans plus d'un élevage sur deuxSéroprévalence des lignages viraux déterminées par tests IHA

Selon une étude menée par l’Anses et le laboratoire Ceva Santé animale, plus de 90 % des élevages du Grand Ouest de la France sont infectés par le virus de la grippe.

Une étude (1) réalisée en 2022 dans 116 élevages de treize départements du Grand Ouest démontre la très forte exposition des élevages de porcs aux virus influenza de type A. « Plus de 90 % d’entre eux sont infectés », constate Agnès Jardin, vétérinaire et responsable technique de la gamme porc à Ceva Santé animale. 

Lire aussi : La vaccination contre la grippe porcine réduit mais n’inhibe pas l’excrétion du virus H1avN2

Cette étude basée sur des prises de sang réalisées en abattoir met en évidence que plus d’un tiers des élevages est exposé à plusieurs lignages viraux. « Cette exposition multiple constitue une situation propice aux réassortiments viraux », met-elle en garde.

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Le virus le plus présent est le H1avN1, qui se retrouve dans plus d’un élevage sur deux (53 %), suivi du H1avN2 (36 %). À noter la circulation « notable » du virus H1N1pdm dans près de 20 % des élevages. « Cette prévalence nous a interpellés, puisque ce virus était très peu détecté dans le Grand Ouest jusqu’à 2020 et qu’il circule également chez l’homme », commente la vétérinaire. Le virus H1huN2 se maintient dans 10 % des élevages.

« Le nombre d’élevages testés dans cette étude et leur localisation ont permis de réaliser un état des lieux précis de la prévalence des virus de la grippe circulant dans les élevages porcins du Grand Ouest », analyse Agnès Jardin. « Elle complète efficacement les surveillances évènementielles réalisées soit par le réseau Résavip, soit avec le soutien de Ceva. Les surveillances évènementielles reposent sur la recherche directe des virus grippaux dans les secrétions oro-nasales de porcs malades. »

(1) Cette étude a été communiquée en 2023 à l’ESPHM (European Symposium of Porcine Health Management).
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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