Marie-Pierre Kerlan, du centre INRA de Ploudaniel évoque les travaux menés là-bas sur l’identification du patrimoine génétique de la pomme de terre. « Dans deux à trois ans, les chercheurs hollandais auront réussi à identifier complètement le génome de la pomme de terre », explique-t-elle. La Hollande développe, en effet, un programme ambitieux de recherche dans le domaine avec un important soutien des pouvoirs publics. On parle d’un budget de 50 millions d’euros par an !

Notre voisin du Nord travaille également à la mise au point de pommes de terre OGM.

Lors de l’assemblée générale de la FIWAP  Fédération des producteurs wallons dont le siège est à Gembloux (Belgique) réunie le 10 mars dernier à Nivelles, en Belgique, ils ont affirmé « qu’ils seraient prêts dans sept ans ! »

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Une pomme de terre résistante au mildiou peut-être, mais dont il faudrait renouveler le plant chaque année aux vues des évolutions permanentes des souches de mildiou.

Il existe d’autres moyens de sélection que le séquençage du génôme

En France, on n’y est pas encore. La recherche plafonne aujourd’hui, « résultats de mauvais choix pris (ou non pris) voici dix années… », souligne un représentant de la filière française, propos confirmés par Marie-Pierre Kerlan.

« On n’est pas leader dans le domaine en Europe, même si on participe à des projets européens », reconnaît-elle, « on a peut-être d’autres moyens de sélectionner de nouveaux individus autrement qu’en passant par le séquençage du génome »

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