Après la diffusion de plusieurs reportages critiquant les conditions de culture et de travail dans les productions de fraises andalouses, l’interprofession espagnole de la fraise, Interfresa, a vivement réagi, mardi 30 mars, lors d’une conférence de presse. « Les présidents des producteurs de fraises français et espagnols ont condamné tous deux ces émissions de télé malveillantes au sujet des fraises andalouses », a indiqué le président d’Interfresa, José Luis Garcia Palacios, qui avait convié des représentants des autorités andalouses et espagnoles, ainsi qu’Alain Barniol, le président du marché Saint-Charles International de Perpignan, à défendre cette filière.
« On annonce près de 72 % de surfaces de fraises en production intégrée, cela mérite d’être su. C’est rare, même en France », a précisé Alain Barniol, également président du syndicat des importateurs et exportateurs de f&l (Sniefl). Attaquée depuis plusieurs années sur le cas du bromure de méthyl, Interfresa a rappelé que ce produit phytosanitaire n’était plus utilisé depuis l’été 2007 à Huelva alors que le Maroc avait une autorisation d’utilisation jusqu’en 2012. La région andalouse et plus particulièrement Huelva est la principale exportatrice de fraises fraîches à l’échelle mondiale, avec une production de 273 480 tonnes destinées à 80 % à l’exportation.
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