Dossier La formation des meuniers de nos pays clients au centre des préoccupations

- - 3 min

Lors de l’AG de Sénalia, début janvier, Jean-Philippe Everling, vice-président du Synacomex, soulevait la problématique de la formation des chefs meuniers dans les pays du Maghreb acheteurs de blé français. « Jusqu’ici, la plupart des chefs meuniers dans nos pays clients traditionnels étaient formés à l’école de meunerie française, l’Ensmic ». Selon lui, cela serait en perte de vitesse. « Or cette proximité géographique et surtout culturelle est à conserver. » Il saluait au passage le travail de France Export Céréales pour valoriser les origines françaises à l’international et soutenir nos exportations.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

L’Ifim a pris le relai de l’Ensmic
« Les meuniers africains venaient beaucoup se former en France. Mais depuis quatre à cinq ans, ils ont leur propre école au Maroc : l’Ifim, Institut de formation de l’industrie meunière », explique Nelly Duprat, responsable recrutement de l’Aemic. Cet institut est unique en Afrique, et « forme de jeunes meuniers comme à Surgères, mais également des meuniers confirmés », indique Valérie Chanal, secrétaire générale du Synacomex. Et d’ajouter : « nous nous demondons s’il ne serait pas intéressant d’avoir cette possibilité à Surgères, afin de familiariser les meuniers confirmés étrangers aux caractéristiques du blé français, aux techniques d’écrasement, etc. » C’est d’ailleurs l’une des finalités du moulin pilote de Surgères. « La question de l’accompagnement de nos clients par le biais de la formation est une de nos préoccupations. Les exportateurs y sont très attachés. »
En outre, les promotions se sont fortement réduites à l’Ensmic. « Il y a 30 ans, les promos étaient de 80-90, alors qu’aujourd’hui elles sont plutôt de 15 », selon Nelly Duprat. En ce qui concerne les étudiants étrangers, il y en a toujours, mais il est vrai qu’« il y a eu quelques refus de visas, notamment pour l’Algérie, le Maroc ou l’Afrique de l’Ouest », révèle Bernard Valluis, président délégué de l’ANMF.
De plus, « le marché de l’emploi était relativement calme ces deux dernières années sur le Maghreb, un fait peut être à mettre en relation avec les récents événements politiques et économiques. Mais il semble y avoir une petite reprise depuis fin 2012, avance Nelly Duprat. Néanmoins, les conditions de travail et d’expatriation se sont dégradées ces dernières années ».

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires