La baisse attendue de la collecte laitière dans l’Union européenne sur les six prochains mois pourrait ne pas être compensée par la croissance plus ralentie observée chez les autres grands exportateurs.
Après 7 trimestres consécutifs de hausse, la collecte laitière des 7 grands exportateurs de produits laitiers* et de la Chine pourrait passer dans le rouge au dernier trimestre 2026, avec des volumes en légère contraction par rapport au trimestre précédent, avant de se stabiliser au premier trimestre 2027 et de probablement repartir ensuite, prévoit la Rabobank dans son dernier rapport.
* Union européenne, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Australie, Brésil, Argentine, Uruguay
La collecte de lait sous pression dans l’UE
Le changement de dynamique est avant tout lié à la situation dans l’Union européenne. La sécheresse qui se prolonge, la hausse des coûts de production et la baisse des rendements pèsent sur les exploitations laitières. La banque néerlandaise évoque aussi le possible début d’un phénomène de décapitalisation du cheptel laitier. À cela s’ajoutent les mesures environnementales en Europe du Nord. De quoi faire anticiper à la Rabobank une baisse des volumes sur les deux prochains trimestres.
La collecte de lait aux États-Unis progresse plus vite que la moyenne des autres grands exportateurs. Le cheptel laitier progresse, la composition du lait s’améliore et l’ouverture de nouvelles usines depuis deux ans tire la demande.
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La collecte de lait en Nouvelle-Zélande demeure bien orientée, avec des perspectives à +1 % sur la campagne 2026/2027. La dynamique était aussi positive en Australie. Néanmoins ces deux pays pourraient faire les frais du « Super El Niño » attendu ces prochains mois.
Une baisse de la collecte de lait est attendue au Brésil, -1 % sur le second semestre 2026, par rapport à une année 2025 dynamique. Mais la demande intérieure reste sous la pression de l’inflation et de l’endettement des ménages. Une demande attendue aussi limitée en Argentine, dont la population recule avec l’émigration. Pour autant les volumes devraient progresser de 1,5 à 3 % cette année, selon la Rabobank, qui pointe néanmoins pour ces deux pays des incertitudes liées au phénomène climatique El Niño.