Complètement nue dans une prairie avec la pancarte « en moyenne -66% d’aides par an », la comédienne Lucie Lucas, héroïne de la série Clem, soutient sur les réseaux sociaux les agriculteurs bio qui manifestaient hier à Paris pour dénoncer les arbitrages de la Pac.
Dans un message accompagnant son cliché, Lucie Lucas critique les choix de Julien Denormandie dénonçant « des renoncements irresponsables pour l’emploi agricole, l’environnement et la prise en compte des attentes sociétales ». « Résultat des courses : les agriculteurs qui ont choisi un modèle agricole sans pesticide ni engrais de synthèse (et qui améliorent tous les jours la biodiversité, le climat et la santé) vont perdre en moyenne 132 euros par hectare et par an, c’est-à-dire en moyenne 66% de leurs aides ! », écrit-elle.
Sur son post instagram, la comédienne relaie la pétition de la fédération nationale d’agriculture biologique qui interpelle Emmanuel Macron afin qu’il fasse « les arbitrages nécessaires pour véritablement soutenir une alimentation biologique accessible à tous ! ». A l’heure où nous écrivons ces lignes, la pétition a récolté 9154 signatures.
Début 2019, elle a emménagé avec sa famille dans un petit château dans les Côtes d’Armor où ils ont créé une ferme pédagogique en permaculture. Et déclare sur instagram cultiver avec la Lune en suivant le calendrier lunaire de Michel Gros.
Le 21 mai dernier, elle annonce rejoindre la liste Bretagne ma vie pour les élections régionales. Une liste menée par Daniel Cueff, l’ancien maire de Langouet qui en mai 2018 avait pris un arrêté interdisant l’usage des pesticides près des habitations de sa commune, avant d’être désavoué par la justice. « Maire de Langouët depuis une vingtaine d'années, ce qu'il met en place est vraiment bluffant et inspirant, exemple : pas d'épandage de pesticides à moins de 150m des habitations, une prise en charge financière par la commune des coûts supplémentaires que cela représente pour les agriculteurs, les cantines 100% bio, des logements sociaux éco-conçus si performants que jusqu'en 2019, les familles occupantes dépensaient en moyenne seulement 160 euros de charges à l'année et aujourd'hui les bâtiments dernière génération leur ont même permis d'abaisser ce chiffre à zéro ! Je suis impressionnée par le courage et la détermination dont Daniel a fait preuve année après année, malgré les volontés d'intimidations, les arrêtés de justice ; il ne renonce pas dès lors que le combat lui paraît juste » écrit-elle sur son compte instagram.