Un parfum de polémiques plane à la Cour européenne de justice. Sujet des agitations : les odeurs… La société parisienne Eden s’est vue refuser le dépôt de la marque européenne “Odeur des fraises mûres” sous prétexte que ce fruit ne peut se résumer à une seule odeur, mais au moins à cinq, selon les variétés. D’autres s’y sont essayés avec la framboise, le citron… Mais niet, pas question d’accorder la moindre marque olfactive européenne. Les seuls petits veinards à avoir déposé leur fragrance sont des Néerlandais, désormais propriétaires de l’odeur de “l’herbe fraîchement coupée”, qui, à ce que l’on sait, sert à parfumer des balles de tennis. Comparé au projet paradisiaque d’Eden de parfumer des sacs à main à la fraise mûre, on peut imaginer que ces messieurs “justiciers” de Luxembourg aient été plus sensibles à l’idée de profiter d’un enivrant parfum d’herbe coupée sur les cours de tennis bétonnés de la ville… Bravo les Hollandais, C’est ce qui s’appelle avoir du nez.
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