Jambon : Jean Caby ferme son usine de la Loire

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D’ici juin 2009, l’unité de production du groupe Aoste de Saint-Priest-en-Jarez, dans la Loire, sera définitivement fermée (lire LM du 16/9). L’usine spécialisée dans la fabrication de jambon cuit de porc et de volaille produit annuellement 18 000 tonnes. Ce volume devrait être reporté dès 2009 sur les autres sites de production du groupe. Aoste justifie cette fermeture par une conjoncture économique défavorable : « faible croissance du marché, augmentation des cours du porc, développement agressif de la concurrence… ». Selon les délégués syndicaux présents sur le site, la marque Jean Caby aurait enregistré des pertes de l’ordre de 20 millions d’euros, depuis 3 à 4 ans.

Au total, c’est 341 postes qui seront supprimés. Le groupe propose un reclassement à l’interne dans ses autres filiales. 68 postes sont disponibles en région Rhône-Alpes, Aoste en Isère ainsi qu’à Vernoux-en-Vivarais et Boffres, en Ardèche. 233 emplois sont également proposés en Bretagne sur les sites de production de Lampaul-Guimiliau et Ergue-Gaberic, dans le Finistère. Quelques places supplémentaires sont à pourvoir dans le département du Nord.

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Menace de grève

Pour le syndicat Force Ouvrière, « il s’agit d’une proposition inacceptable en l’état. La majorité des salariés du site de Saint-Priest-en-Jarez ont leur famille sur place. Pour l’instant, il n’y a aucun intérêt à déménager à 900 km pour gagner 1 200 euros par mois ! » Pour les salariés qui refuseraient une délocalisation, la solution offerte est le licenciement économique. Des négociations sont donc entamées entre la direction d’Aoste et les délégués du personnel pour négocier ses départs. Du côté de Force Ouvrière, les délégués assurent que « les autres usines du groupe sont solidaires de la cause et que la menace d’une grève pourrait être argument de poids dans les pourparlers. »

Si le sort des salariés est d’ores et déjà joué, une question reste en suspend. Qu’adviendra-t-il du site industriel ? Pour l’instant la question reste sans réponse, mais du côté de la municipalité, on espère une ré-industrialisation rapide afin de ne pas perdre le principal poumon économique du village.

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