En Ariège, le groupement pastoral de Sorgeat rassemble dix éleveurs. Cinq cents vaches suitées, majoritairement de race Gasconne des Pyrénées et Aubrac, ainsi qu'une vingtaine de chevaux, pâturent sur 1300 hectares de juin à octobre.
« Notre groupement pastoral compte 10 éleveurs, soit 5 locaux (ndlr ayant leur siège d’exploitation sur une commune de l’estive) et 5 extérieurs», présente Luc Cazampourre, du groupement pastoral de Sorgeat dans l'Ariège. Ce qui représente 500 bovins adultes et leurs suites, majoritairement de races Gasconne des Pyrénées et Aubrac, plus une vingtaine de chevaux. Puisque des taureaux sont présents, l’éleveur gère la génétique de son troupeau sur son exploitation et ne monte que des vaches pleines.
La zone de pâturage s’étend sur 1 300 hectares, répartis sur trois communes : Sorgeat, Montaillou et Prades. Elle inclut à la fois des terrains communaux et domaniaux (gérés par l’ONF) loués, moyennant des redevances annuelles.
Une assemblée générale est organisée chaque année en février. Y sont conviés les adhérents, les propriétaires fonciers, la DDT, l’ONF, ainsi que la Fédération pastorale de l’Ariège. Cette réunion permet de faire le bilan de la saison écoulée, de préparer la suivante, de présenter les comptes financiers, de planifier les travaux d’amélioration (gestion de l’eau, clôtures, équipements de contention), et d’organiser les journées de travail collectif. Ces dernières sont principalement consacrées à la pose et à la dépose des clôtures mobiles, une partie de la zone devenant piste de ski en hiver. Au cours de la dernière décennie, le groupement a investi 60 000 euros dans l’installation d’environ quinze kilomètres de clôtures.
500 vaches suitées et une vingtaine de chevaux sont conduits en trois lots.
Un projet d'impluvium
Parmi les projets du groupement figure la construction d’un impluvium dans une zone éloignée des points d’eau, actuellement sous-pâturée. Toutefois, ce type d’aménagement nécessite des études techniques coûteuses, et il faudra probablement plusieurs années avant qu’il puisse voir le jour.
Un vacher est employé chaque année, du 1er juin au 20 octobre. Il est chargé de la surveillance des troupeaux, de leur conduite, des premiers soins aux animaux, ainsi que du débroussaillage des clôtures et des petites réparations au fil de la saison.
Son logement sur l’estive a été construit par la commune de Sorgeat grâce à des financements publics couvrant 80 % des coûts. Le reste est pris en charge par le loyer (3 500 €/an) que verse le groupement pastoral à la commune.
Les animaux sont répartis en trois lots afin de valoriser au mieux les ressources fourragères de l’estive. Des journées de ramassage sont organisées à la demande du vacher ou des éleveurs pour soigner, vacciner ou sevrer les veaux pour les commercialiser.