Les agriculteurs du sud creusois n’ont pas apprécié l’erreur de transcription d’un cas de sérotype 1, de la fièvre catarrhale en Dordogne qui a d’ores et déjà eu pour leurs exploitations des conséquences négatives (
Les Marchés du 23/9). Pour eux, le laboratoire qui a confondu les types 8 et 1 devra assumer ses responsabilités, et notamment les effets du blocage des cheptels sur les élevages. Une délégation des Jeunes agriculteurs s’est rendue le 24 septembre à la gendarmerie d’Aubusson, afin de déposer une plainte contre X, sur le chef du préjudice moral. Accompagnés du maire de la ville, les responsables de canton ont signé au nom des adhérents en faveur d’une action collective, en attendant que leurs avocats prennent le relais. Ils ont estimé que le laboratoire fautif ne devait pas être désigné dans les poursuites, la bévue étant d’après eux collective et engageant l’ensemble de la chaîne administrative.
« On doit établir les responsabilités de chacun, a souligné leur représentant André Chicot, délégué des JA. Cet incident a fait chuter les cours, créé une psychose, et nous voulons des sanctions pour que cela serve d’exemple… » Cette plainte devrait être suivie par plusieurs dizaines similaires en Corrèze et dans d’autres départements de la grande région du Massif Central. Très remontés après avoir subi les effets de la première mouture de la fièvre catarrhale et son type 8, les intéressés se sont déclarés prêts à aller jusqu’au bout de leurs revendications. Coïncidence, le lendemain 25/9 on apprenait l’arrivée en terre corrézienne des premières doses de vaccin FCO chez les vétérinaires. Tout vient à point à qui sait attendre.
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