Réservé aux abonnés

Faire pâturer brebis et agneaux en toutes saisons

- - 3 min
Alexandre Saunier, éleveur en Saône-et-Loire, 800 brebis romanes Crédits : © A. Saunier

Quand on parle de pâturage, on pense souvent à la pleine période de pousse d’herbe printanière. Pourtant, il existe d’autres moments dans l’année où le recours au pâturage est possible. L’important est d’adapter les surfaces pâturées en fonction des stades physiologiques de vos animaux. On peut par exemple préconiser le pâturage des couverts végétaux semés en intercultures, convenant à tous les types d’animaux en automne et en hiver sous réserve d’espèces adaptées aux ovins ; des prairies des bovins pour les brebis vides ou en milieu de gestation et les agnelles de renouvellement en hiver ; des vergers et des vignes pour les brebis vides ou en milieu de gestation en automne et en hiver ; des surfaces pastorales pour les brebis à faibles besoins à des saisons diverses selon leur type : bois, landes, friches, pelouses.

Intercultures, vergers, surfaces pastorales…

Faire pâturer ses animaux revêt un véritable intérêt économique pour l’éleveur : moindre dépendance aux achats d’aliments (voir tableau ci-contre), réduction des volumes de fourrages réalisés et stockés, baisse des coûts liés au bâtiment, absence de broyage des prairies, etc. N’hésitez pas à demander conseil à votre technicien pour trouver des solutions et améliorer vos cycles de pâturage.

Alexandre Saunier, éleveur en Saône-et-Loire, 800 brebis Romanes

« Objectif 0 kg de concentré par brebis toute l’année »

 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

réduction
Suivi
Suivre
gestation
Suivi
Suivre
 
Alexandre Saunier, éleveur en Saône-et-Loire, 800 brebis romanes
Alexandre Saunier, éleveur en Saône-et-Loire, 800 brebis romanes © A. Saunier
« En changeant mon système il y a 18 mois, mon but était d’arriver à faire pâturer mes brebis dehors toute l’année, peu importe leur stade physiologique, tout en conservant un système productif. Cette évolution me demande une gestion rigoureuse de la pousse de l’herbe toute l’année, en étant vigilant au report sur pied l’été et en faisant appel à des surfaces additionnelles l’hiver, comme des couverts ou des prairies temporaires. Cette gestion du pâturage m’a permis de supprimer de nombreuses charges liées au bâtiment, à la récolte et au stockage de fourrage. C’est un système économe tout en étant productif. »

 

 

Côté web

Pour en savoir plus sur les leviers possibles pour économiser du concentré, rendez-vous sur inn-ovin.fr

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires