Face à l'accélération des risques climatiques, Groupama d'Oc vise la résilience

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Malgré une année 2022 avec un nombre record de sinistres, la plus importante mutuelle du territoire est parvenue à maintenir un bilan positif. Elle se mobilise désormais pour la généralisation de la nouvelle assurance récolte. Crédits : © GS

742 millions d'euros de dommages : c'est le bilan de « l'année noire » pour les sinistres couverts par Groupama d'Oc. La première caisse régionale d'assurance pour le monde agricole présentait ce jeudi 15 juin son bilan 2022 et ses perspectives pour l'année qui vient. D'emblée, le directeur général, Olivier Larcher, a tenu à être clair sur le fait que l'année écoulée « ne peut plus être considérée comme une année exceptionnelle ». Car les phénomènes de grêle, gel, canicule et sécheresse observés en 2022 sont en passe de devenir « des années normales ». Avec 700 communes reconnues en état de catastrophe naturelle en 2022, la prégnance du risque climatique est forte dans le Sud-Ouest et représente à elle seule 228 millions d'euros dans les comptes de Groupama d'Oc. En Aveyron-Lozère, les sinistres atmosphériques ont atteint 118 % des cotisations associées avec une explosion encore plus forte pour l'assurance récolte.
En dépit de ce contexte, l'assureur réalise bien un résultat financier positif, avec 813 millions d'euros de cotisations, 1,6 million de contrats d'assurance, et un résultat net de +18,5 millions d'euros. La raison ? D'une part, l'entreprise a diminué de 22 % ses frais généraux, mais cela tient également à un autre facteur : la réassurance. Car oui, « les assureurs s'assurent eux-mêmes » a rappelé Olivier Larcher, et pour un coût non négligeable de 25 millions d'euros annuels, qui lui permettent en 2022 de récupérer 72 millions d'euros. Pour le reste, « nous n'avons pas d'actionnaires à rémunérer, nous maintenons donc le prix le plus compétitif possible » a assuré Olivier Larcher. L'augmentation de début d'année s'est donc limitée au taux d'inflation « de manière à couvrir la hausse des coûts » a souligné le directeur.

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Changement de présidence

À l'occasion de la rencontre nationale de Groupama les 8 et 9 juin, le conseil d'administration a élu Pierre Martin, président de Groupama d'Oc. Il succède à Jean-Yves Dagès qui occupait cette fonction depuis 2011. Pierre Martin est exploitant dans les Hautes-Pyrénées, et par ailleurs président de la chambre d'agriculture de son département.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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