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En Alsace, les Couvoirs de l’Est fermeront fin septembre

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Implanté au coeur d'un village snas possibilité d'extension, l'outil des Couvoirs de l'Est était condmané à la fermeture, tôt ou tard. Crédits : © J. Scherbeck

L’entreprise centenaire de la famille Scherbeck qui produit des poussins fermiers à Willgottheim arrête l’accouvage sur son site historique. Le groupe BD France prend le relais pour continuer à fournir la clientèle du Grand Est.

Le jeudi 26 septembre, les derniers poussins de chair issus de poules JA57 sortiront des éclosoirs de l’entreprise fondée par les grands parents de Joseph Scherbeck. Et le 27, le couvoir alsacien cessera définitivement son activité. 

Lire aussi : L'ovosexage Orbem au couvoir Lanckriet

Pour le dernier dirigeant de la troisième génération, arrivé dans l’entreprise en 1983, c’est un crève-cœur et un soulagement. 

Un crève-cœur car Joseph Scherbeck va devoir dissoudre la société et licencier la vingtaine de salariés qui concourraient à produire entre 150 000 et 200 000 poussins de chair par semaine. 

Un soulagement car l’approvisionnement de la filière avicole alsacienne sera maintenu par le groupe d'accouvage BD France. « Nous étions le seul fournisseur des poulets abattus par Siebert, Meyer et Rihn. En période de risque influenza, c’était un point de fragilité ».

Œufs encore produits dans le Grand Est

Les œufs à couver continueront à être produits en région Grand Est. BD France reprend les contrats d’approvisionnement d’une dizaine d’élevages spécialisés de la Meurthe et Moselle (secteurs Toul-Nancy-Pont à Mousson), tandis que le parc alsacien trop vétuste sera arrêté .

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Les œufs seront incubés au couvoir BD France d’Amilly (Loiret). Racheté en 2021, cet établissement peut absorber les volumes récupérés en Meurthe et Moselle. Les poussins seront ensuite livrés par BD France en Alsace et ailleurs. 

Projet de nouveau couvoir infructueux

Cette fermeture clôt presque 10 ans d’interrogations pour Joseph Scherbeck.

« Avec mon frère et ma sœur (NDLR : partis de l’entreprise à ce jour), nous étions passés de 30 000 à 200 000 poussins par semaine. » L’activité qui s’était développée au cœur du village de Willgottheim était arrivée à saturation, sans possibilité d'extension. Il aurait fallu déménager. C'est ce qui fut tenté.  

« En 2017, nous avons déposé un permis de construire pour nous établir à une dizaine de km ». L’idée de Joseph était de s’associer avec un autre accouveur qui amènerait un volume commercial. L'apport supplémentaire aurait permis de rester dans le match de la compétitivité en construisant un couvoir d’au moins 500 000 poussins par semain . « En pleine période de grippe aviaire, nous n’avons pas trouvé ce partenaire, ni après  2021 quand j’ai redéposé une demande de permis ». 

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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