Emissions de gaz à effet de serre : l’agriculture a respecté les objectifs de réduction en 2025 selon une estimation provisoire du Citepa

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Le sous-secteur de l’élevage voit ses émissions diminuer de 1,09 Mt CO2e, soit de 2,4 %, du fait de la réduction du cheptel bovin, quand le sous-secteur des cultures voit ses émissions augmenter de 0,25 Mt CO2e, soit de 1,2 %, du fait d’un apport d’engrais minéraux azotés en hausse en moyenne sur les deux dernières campagnes. Crédits : © J.C. Gutner

Le Citepa vient de publier son baromètre du quatrième trimestre 2025, ce qui permet d’avoir une première estimation provisoire de l’année entière. Il annonce une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 1,5 %, après une baisse de 1,8 % en 2024. Le secteur agricole reste en ligne avec la trajectoire de la SNBC 3.

La tendance à la baisse des émissions de gaz à effet de serre se maintient, bien qu’à un rythme ralenti. C’est ce qui ressort du baromètre du quatrième trimestre 2025 du Citepa, organisme indépendant chargé du suivi des émissions. Le baromètre indique une diminution de 1,5 % des émissions de gaz à effet de serre en 2025, après une baisse de 1,8 % en 2024, faisant suite à une réduction plus significative de 6,8 % en 2023. Les émissions de l’ensemble de l’année 2025 sont ainsi estimées à 364 Mt CO₂ équivalentes, hors puits de carbone.

Lire aussi : SNBC 3 : le HCC pointe « un manque de transparence » sur l’évolution du cheptel, des rendements agricoles et des régimes alimentaires

Un rythme global actuel insuffisant pour atteindre l’objectif de la SNBC 3

Toutefois selon le Citepa, le rythme actuel de baisse des émissions reste insuffisant pour atteindre l’objectif de la SNBC 3, future feuille de route climat de la France, dont l’adoption est prévue au printemps 2026. Cette dernière fixe un troisième budget carbone de 347 Mt CO₂e/an pour 2024-2028, avec un objectif de réduction d’environ 4 % par an pour atteindre 279 Mt CO₂e en 2030.

A relire : SNBC 3 : comment réduire les émissions carbone du secteur agricole d’ici 2030 d’après le gouvernement ?

Agriculture : 75 Mt CO2e pour 2025 contre 76 Mt CO2e en 2024

Les émissions de GES de l’agriculture sont évaluées à 75 Mt CO2e pour l’année 2025 contre 76 Mt CO2e en 2024. Le sous-secteur de l’élevage voit ses émissions diminuer de 1,09 Mt CO2e, soit de 2,4 %, du fait de la réduction du cheptel bovin, quand le sous-secteur des cultures voit ses émissions augmenter de 0,25 Mt CO2e, soit de 1,2 %, du fait d’un apport d’engrais minéraux azotés en hausse en moyenne sur les deux dernières campagnes.

En 2025, les émissions de CH4 (méthane) du sous-secteur de l’élevage s’inscriraient en baisse par rapport à 2024 (-2,5 %), suivant la réduction des effectifs bovins. Les émissions du N2O (protoxyde d’azote) de l’élevage suivraient une tendance similaire (-2,2 %), tandis que les émissions de N2O du sous-secteur des cultures suivraient une légère hausse en 2025 par rapport à 2024 (+1,5 %) en lien avec une hausse des apports d’engrais minéraux, en partie compensée par une baisse des apports organiques issus des élevages (pâture et épandage).

 

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Quid des polluants atmosphériques pour le secteur agricole ?

Le baromètre fournit également une estimation des émissions de polluants atmosphériques. Les émissions de dioxyde d’azote (Nox) de l’élevage s’inscrivent en baisse sur la période 2024-2025 (-1,5 %), tandis que les émissions des sols agricoles sont en hausse (+1,4 %) suivant l’évolution des apports d’azote total (épandage organique, pâture, engrais minéraux).

Tout au long de l’année 2025, les émissions d’ammoniac (NH3) ont suivi une tendance baissière de -1,1% par rapport à 2024. Ses émissions sont largement dominées par le secteur agriculture et sylviculture qui pèse pour 96 % du total. Bien que les apports en azote minéral soient estimés en hausse, l’évolution des formes d’engrais permet une stabilisation des émissions de ce poste (recul des apports en urée et hausse des apports en ammonitrates). Par ailleurs le recul des effectifs animaux conduit à faire baisser les émissions de NH3 du sous-secteur de l’élevage sur la période (-1,5 %).

 

 

Les émissions des composés organiques volatils non méthaniques atteignent au total 1 049 kt, soit une diminution de 0,6 % (-6,7 kt) en 2025 par rapport à 2024. Les plus fortes baisses sont enregistrées dans l’agriculture (-1,2 %) et dans l’industrie manufacturière et construction (-3,2 %). Pour l’agriculture, c’est le sous-secteur de l’élevage qui diminue le plus entre 2024 et 2025 (-2,1 %) en lien avec le repli du cheptel bovin, tandis que les émissions des cultures restent stables (-0,3 %).

A relire : Les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole repartent en hausse au premier semestre 2025

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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